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Bulletin Quotidien Europe N° 13577
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Proche-orient

Le peu d'influence de l'UE dans la région regretté au Parlement européen

Plusieurs députés européens ont déploré, mardi 11 février, le peu d'influence de l'Union européenne au Proche-Orient, alors que le fragile cessez-le-feu à Gaza, la formation d'un gouvernement au Liban et la chute du régime al-Assad pourraient représenter une occasion pour tenter de stabiliser la région.

« Notre influence dans la région est au plus bas », a estimé David McAllister (PPE, allemand), déplorant « un patchwork » de stratégies bilatérales et des divisions entre les États membres. Pour Rihards Kols (CRE, letton), si l'UE veut avoir une place à la table des négociations, elle doit « agir, et non observer », afin de ne pas laisser un vide que les autocrates rempliront. Or, a-t-il constaté, les États membres ne sont pas assez réactifs et demeurent divisés.

Intervenant au nom de la Commission européenne, la commissaire européenne chargée de la Méditerranée, Dubravka Šuica, a pourtant estimé que l'UE, en tant que premier bailleur de fonds dans la région, était « bien placée pour jouer un rôle leader ».

Réitérant la position de l'UE favorable à une solution politique du conflit israélo-palestinien basée sur la création de deux États viables, elle a estimé qu'une Autorité palestinienne réformée était le « seul partenaire viable » pour administrer la Palestine. Elle n'a pas mentionné de façon explicite les récentes déclarations du président américain qui a préconisé un déplacement des Gazaouis de la Bande de Gaza, qui serait placée sous le contrôle américain (EUROPE 13574/33).

Les déclarations de Donald Trump ont été rejetées par plusieurs eurodéputés. Pour Hilde Vautmans (Renew Europe, belge), « il ne s'agit plus de lutte contre le Hamas, mais de purification ethnique ». Et d'ajouter : « Trump parle même d'acheter Gaza, comme s'il s'agissait d'une simple affaire commerciale. Mais où sommes-nous ? ». Hannah Neumann (Verts/ALE, allemande) s'est opposée au déplacement forcé de Palestiniens. « Gaza n'est pas à vendre ! », a affirmé Lynn Boylan (La Gauche, irlandaise), critiquant « le silence assourdissant » de la Commission. Elle a aussi demandé à l'UE d'agir contre les attaques répétées de colons juifs violents en Cisjordanie.

À l'extrême droite de l'échiquier politique, l'accent a plutôt été mis sur le droit d'Israël à se défendre et la nécessité pour l'UE de sanctionner certaines organisations. Jorge Martín Frías (PfE, espagnol) a fustigé le soutien continu de la Commission à l'UNRWA, dont certains employés - selon lui - enseignent « la haine d'Israël ». Il a demandé l'inscription de l'entité onusienne sur la liste européenne des organisations terroristes. Même chose pour Rihards Kols à propos du Corps des gardiens de la révolution islamique en Iran. (Mathieu Bion)

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