Près de quarante ans après la dernière épidémie du genre, l'Allemagne tente de contenir une nouvelle crise de fièvre aphteuse qui inquiète les pays voisins, tandis que la Commission européenne a dit, jeudi 16 janvier, qu'elle surveillait la situation de près.
Le ministre allemand de l'Agriculture, Cem Özdemir, s'est entretenu jeudi sur le sujet avec le commissaire européen à l’Agriculture, Christophe Hansen.
La semaine dernière, trois buffles d'eau sont morts dans un pâturage à cause de la fièvre aphteuse dans le Märkisch-Oderland. Des dizaines d'animaux d'élevage ont été tués par mesure de précaution dans un périmètre d'un kilomètre. Une zone de protection d'un rayon d'au moins 3 kilomètres et une zone de surveillance d'un rayon d'au moins 10 kilomètres ont été établies.
La Commission a indiqué qu’il existait un vaccin, une banque d'antigènes qu’elle gère. « Mais pour vacciner les animaux, il faut une stratégie ». « Pour l'instant, le foyer n'est pas suffisamment important pour qu'on l'envisage », a précisé l'institution.
Les autorités allemandes ont mis en oeuvre la législation de l'UE (https://aeur.eu/f/f2l ). Le principe de régionalisation (zonage des mesures) a été appliqué, a conclu la Commission. (Lionel Changeur)