À l'occasion de sa 592ᵉ session plénière, le Comité économique et social européen (CESE) a fait le point, mercredi 4 décembre, sur l'état de la démocratie en Afrique avec les hauts responsables de l'Union africaine (UA), Kyeretwie Osei, Louis Cheick Sissoko et Brenda Brewer Moore.
Kyeretwie Osei, chef des programmes du Conseil économique, social et culturel de l'UA (ECOSOCC), s'exprimant au nom de son président, Khalid Boudali, a estimé que l'Afrique semblait être « à la croisée des chemins dans sa grande expérience démocratique ».
Depuis 2020, les coups d'État ou tentatives de renversement se sont succédé au Mali, en Guinée-Bissau, en Guinée, au Burkina Faso, au Niger, au Soudan, au Tchad et au Gabon.
« Nous devons veiller à faire de la bonne gouvernance un paradigme sur notre continent, ce qui inclut la réduction et l'élimination de la corruption et surtout la création d'espaces d'expression pour les citoyens », a-t-il déclaré, soulignant l'importance du protocole d'accord, signé mercredi 17 juillet dernier au Ghana, entre le CESE et l'ECOSOCC.
L'accord prévoit notamment des réunions régulières, des contributions conjointes aux sommets UE-UA et la création d'un mécanisme permanent d'engagement de la société civile.
En outre, mercredi, le président de la commission des Affaires politiques de l'ECOSOCC, Louis Cheick Sissoko, a appelé à des « mécanismes de financements plus souples » de l'UE en faveur de la société civile africaine.
« Le CESE doit être conscient que l'Afrique est confrontée à des menaces internes et externes dès lors que montent en puissance des puissances étrangères qui ne montrent pas d'intérêt pour les besoins spécifiques des États africains et de leurs populations et défendent leurs propres agendas », a déclaré M. Sissoko. (Bernard Denuit)