Neuf autres États membres - Chypre, l'Espagne, l'Irlande, l'Italie, le Luxembourg, la Lettonie, les Pays-Bas, la Slovaquie et la Slovénie - ont présenté, mardi 15 octobre, leur programme budgétaire pluriannuel dont la durée est généralement de quatre ans, soit entre 2025 et 2028. Le plan italien durera cinq ans.
Chypre. Les autorités chypriotes prévoient une croissance soutenue sur toute la période à hauteur de 3% du PIB national. Elles mettent en avant une croissance des dépenses budgétaires nettes qui suivrait la trajectoire suivante : 5,9% en 2025, 5,0% en 2026, 4,5% en 2027 et 4,3% en 2028.
Combinée à la croissance, cette trajectoire doit permettre à Chypre de maintenir un surplus budgétaire confortable : 2,7% du PIB en 2025, 2,6% en 2026, 2,1% en 2027 et 2028. Et la dette publique serait aussi fortement réduite, puisqu'elle passerait de 64,1 à 47,4% du PIB entre 2025 et 2028.
Espagne. En Espagne, la croissance des dépenses budgétaires nettes obéirait à la trajectoire suivante : 3,7% en 2025, 3,5% en 2026, 3,2% en 2027 et 3,0% en 2028.
Combinée à une forte croissance du PIB national, cette trajectoire doit permettre de réduire le déficit public graduellement : 2,5% du PIB en 2025, 2,1% en 2026, 1,8% en 2027 et 1,6% en 2028. La dette publique espagnole poursuivrait sa forte décrue, passant de 101,4 à 96,6% entre 2025 et 2028.
Irlande. En Irlande, le gouvernement prévoit la trajectoire suivante de croissance des dépenses budgétaires nettes : 3,0% en 2025, 6,6% en 2026, 5,0% en 2027 et 2028.
Combinée à une croissance annuelle supérieure à 3,5% du PIB sur toute la période, cette trajectoire de dépenses doit permettre de maintenir un surplus budgétaire : 1,7% du PIB en 2025, 1,4% en 2026, 1,1% en 2027, 1,6% en 2028. Déjà faible, la dette publique irlandaise diminuerait, passant de 37,9% du PIB en 2025 à 34,0% en 2028.
À noter que le programme budgétaire pluriannuel de l'Irlande fournit des données jusqu'à la fin de la décennie.
Italie. Les autorités italiennes prévoient une croissance modérée des dépenses budgétaires nettes, selon la trajectoire suivante : 1,3% en 2025, 1,6% en 2026, 1,9% en 2027, 1,7% en 2028 et 1,5% en 2029.
Combiné à une croissance modérée sur la période, le déficit italien baisserait graduellement : 3,3% du PIB en 2025, 2,8% en 2026, 2,6% en 2027, 2,3% en 2028 et 1,8% en 2029. La dette publique se stabiliserait à 137,8% du PIB italien en 2026 pour entamer une réduction à hauteur de 134,9% en 2029.
Comme sept autres pays de l'UE, l'Italie fait l'objet d'une procédure pour déficit excessif (EUROPE 13462/1).
Lettonie. Selon les autorités lettones, la croissance du PIB national dépassera 2,2% du PIB sur la période 2025-2028. Est mise en avant la trajectoire suivante de dépenses budgétaires nettes : 5,9% en 2025, 3,6% en 2026, 3,4% en 2027 et 3,3% en 2028.
Cette trajectoire doit permettre de réduire graduellement le déficit public : 2,99% du PIB en 2025, 2,75% du PIB en 2026, 2,53% du PIB en 2027, 2,23% du PIB en 2028. Faible, la dette publique devrait légèrement croître sur la période, passant de 46,8 à 48,9% du PIB entre 2025 et 2028.
Luxembourg. Au Luxembourg, la croissance des dépenses budgétaires nettes respecterait la trajectoire suivante : 5,8% en 2025, 4,7% en 2026, 3,8% en 2027, 5,4% en 2028 et 4,7% en 2029.
Combinée à une croissance soutenue (entre 2 et 3% du PIB sur la période), cette trajectoire doit permettre de contenir le déficit public à un faible niveau : 0,6% du PIB en 2025, 0,5% du PIB en 2026, 0,3% du PIB en 2027 et 0,4% du PIB en 2028. Très faible, la dette publique luxembourgeoise diminuerait faiblement, passant de 27,5 à 26,0% du PIB entre 2025 et 2028.
Pays-Bas. Les autorités néerlandaises prévoient une croissance des dépenses budgétaires nettes qui suivrait la trajectoire suivante : 6,8% en 2025, 3,5% en 2026, 2,1% en 2027 et 4,3% en 2028.
Combinée à une croissance proche de 1,5% du PIB national sur la période, cette trajectoire devrait maintenir le déficit public à un niveau inférieur à 2,5% du PIB sur la période, sauf en 2026, où celui-ci atteindrait 3,4% du PIB. Faible, la dette publique augmenterait, passant de 46,7 à 51,1% du PIB entre 2025 et 2028.
Slovaquie. Les autorités slovaques ont opté pour la trajectoire suivante de croissance des dépenses budgétaires nettes : 3,8% en 2025, 0,9% en 2026, 1,6% en 2027 et 1,5% en 2028.
Cette trajectoire doit permettre de faire fortement diminuer le déficit public : 4,7% du PIB en 2025, 3,7% en 2026, 3,0% en 2025 et 2,2% en 2028. Quant à la dette publique, elle demeurerait stable autour de 60% du PIB sur la période.
Comme sept autres pays de l'UE, la Slovaquie fait l'objet d'une procédure pour déficit excessif.
Slovénie. La croissance des dépenses budgétaires nettes suivrait la trajectoire suivante : 5,6% en 2025, 4,4% en 2026, 4,1% en 2027 et 4,0% en 2028.
Combinée à une croissance du PIB national supérieure à 2% sur l'ensemble de la période, cette trajectoire doit permettre de réduire le déficit public : 2,6% du PIB en 2025, 1,9% en 2026, 1,6% en 2027 et 1,2% en 2028. La dette publique slovène suivrait également une pente descendante, passant de 65,4 à 61,2% du PIB entre 2025 et 2028.
Voir les plans macrobudgétaires qu'ont transmis les États membres à ce stade : https://aeur.eu/f/djs (Mathieu Bion)