Le Conseil de l'UE a adopté, lundi 14 octobre, des conclusions sur les défis posés par la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse (DDTS). Face à la multiplication des sécheresses et à la gravité de la désertification et de la dégradation des sols, le Conseil demande à la Commission européenne de proposer un plan d'action européen.
En plus de renforcer la résilience face à la sécheresse, les États membres veulent parvenir à la neutralité en matière de dégradation des sols d'ici 2030. Par ailleurs, le Conseil souligne l'importance d'une gestion et d'une gouvernance régénératrice des terres. La transformation des systèmes agricoles et alimentaires pour qu'ils soient durables, résistent à la sécheresse et s'adaptent au climat est d'ailleurs donnée en exemple. Le Conseil renvoie ces transformations aux 13 principes de l'agroécologie définis par l'Organisation des Nations Unies (ONU) pour l'alimentation et l'agriculture.
Par ailleurs, le Conseil ne manque pas de rappeler son adhésion à des stratégies et législations existantes, telles que le règlement sur la restauration de la nature et rappelle le lien entre la terre et la gestion de l'eau.
Le Conseil a estimé qu'un tel plan d'action européen nécessiterait des financements. Un réexamen des instruments de financement existants et l'exploration d'autres sources, privées et publiques, sont demandés afin de soutenir la gestion et la remise en état des terres.
Les occasions pour répondre à la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse sont nombreuses, a estimé le Conseil, alors que se profilent la COP16 sur la biodiversité en Colombie, la COP29 en Azerbaïdjan et la 16e session de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la diversification. Le Conseil a par ailleurs déclaré qu'il faudrait améliorer l'interconnexion entre ces trois événements et leurs objectifs.
Voir les conclusions du Conseil : https://aeur.eu/f/dvu (Florent Servia)