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Bulletin Quotidien Europe N° 13500
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / FiscalitÉ

La taxation des grandes fortunes convainc de plus en plus au Parlement européen

Le Parlement européen a débattu, mercredi 9 octobre, en session plénière à Strasbourg, du soutien de l'UE à la proposition de la Présidence brésilenne du G20 de taxer les grandes richesses pour mettre fin à la pauvreté et réduire les inégalités. Un bon nombre de députés, issus de tous les groupes, ont soutenu la proposition.

La proposition de la Présidence du G20 contient une norme coordonnée au niveau international garantissant une imposition effective des personnes dont le patrimoine total est supérieur à un milliard de dollars, qui seraient tenues de payer un montant minimum d'impôt par an égal à 2% de leur patrimoine (EUROPE 13440/19, 13463/5).

Pour Gabriele Bischoff (S&D, allemande) et d’autres députés à gauche de l’hémicycle et au sein de Renew Europe, il est question de « justice sociale et environnementale ». « Nous vivons dans une Europe où les familles et les petites entreprises doivent payer leurs impôts et où les super riches ne donnent pas une contribution appropriée », a-t-elle dénoncé.

Marlena Maląg (CRE, polonaise) a fait le même constat : « Le système de taxation est injuste, il se fonde sur la taxation du travail ou de la consommation et non des actifs ». Pierre Pimpie (PfE, français) pense que « la proposition du G20 de solliciter plus fortement les grandes fortunes va dans le bon sens ». Il a cependant insisté sur le maintien de la souveraineté fiscale : « Cette démarche ne doit pas devenir un prétexte pour une ingérence dans les compétences des États membres ».

« Il faut lancer les choses et nous n’avons pas d'excuse », a estimé Luděk Niedermayer (PPE, tchèque), ajoutant que la proposition du G20 est « la voie à suivre » et qu’il faut « le soutien ferme et clair de l'UE ».

Plusieurs de ses collègues au PPE et à droite ont cependant rejeté cette idée. « Il n’existe aucune preuve que ponctionner de façon extraordinaire les plus riches pourra mettre fin à la pauvreté », a indiqué Fernando Navarrete Rojas (PPE, espagnol). Pour lui, cette proposition est « une tromperie ». Si les personnes fortunées ne paient pas leur juste part d'impôt, c’est à cause de la complexité fiscale. « Nous savons comment mettre fin à la pauvreté : grâce à la croissance économique, à l'innovation, aux échanges commerciaux, aux investissements », a-t-il réfuté. (Anne Damiani)

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