Les eurodéputés ont débattu en séance plénière du Parlement européen, mardi 8 octobre, de la crise au Soudan, plusieurs d'entre eux qualifiant la situation de « tragédie humaine ».
L’extrême violence et l’insécurité alimentaire provoquées par la guerre entre les Forces armées soudanaises (FAS) et les Forces de soutien rapide (FSR) continuent de dévaster le pays et entraînent d'importants mouvements de populations dans la région. Chacune des sensibilités politiques représentées dans l’hémicycle a proposé ses solutions.
Lukas Mandl (PPE, autrichien) a souligné que « cette crise est grave pour le Soudan, mais aussi pour l’UE, lorsqu’il est question de migration illégale et de déstabilisation », appelant à une action plus proactive de l'Union européenne.
Critiquant la réponse internationale face à un conflit « traité comme une note de bas de page », Francisco Assis (S&D, portugais) a appelé l'UE à saisir le Conseil de sécurité des Nations Unies. « Les forces en présence ne veulent pas négocier », a-t-il regretté.
Barry Andrews (Renew Europe, irlandais) a fustigé l’incohérence de la politique européenne. « Global Gateway, c’est la grande idée de l’UE, mais cela n’a rien à voir avec le Soudan. Nous savons tous que les budgets d’aide ont été réduits par la Commission et les États membres, et nous en paierons le prix », a-t-il averti.
Enfin, Ana Miranda Paz (Verts/ALE, espagnole) a plaidé pour un soutien accru à la Cour pénale internationale afin de poursuivre les responsables des atrocités commises au Darfour (EUROPE 13402/36). (Bernard Denuit)