La Commission européenne a annoncé, mercredi 2 octobre, avoir envoyé plusieurs demandes de compléments d'information à trois grands réseaux sociaux dans le cadre de la législation sur les services numériques (DSA).
L'UE dit s'inquiéter de certains contenus potentiellement dangereux diffusés par les plateformes YouTube, Snapchat et TikTok, et a réclamé mercredi des informations sur les algorithmes qui gèrent les recommandations.
La Commission invoque notamment le problème de la protection des mineurs, grands utilisateurs de ces plateformes. Celles-ci « doivent évaluer et atténuer adéquatement les risques », y compris « les atteintes potentielles à la santé mentale des utilisateurs » et la diffusion de « contenus dangereux liés à la conception de ces algorithmes », indique la Commission dans son communiqué.
Youtube et Snapchat doivent également communiquer les mesures prises pour atténuer l'influence de leurs algorithmes sur la promotion de discours de haine et de drogues illégales.
TikTok, de son côté, est prié de « fournir davantage d'informations sur les mesures adoptées pour éviter la manipulation du service par des acteurs malveillants et pour atténuer les risques liés aux élections, au pluralisme des médias et au discours civique ».
Les algorithmes et systèmes de recommandation utilisés par les plateformes soumises au DSA sont au cœur de plusieurs procédures formelles de non-conformité ouvertes par la Commission ces derniers mois, à l'encontre d'AliExpress, Facebook et Instagram (EUROPE 13371/24, 13411/1).
YouTube, Snapchat et TikTok doivent fournir les informations demandées pour le 15 novembre. (Isalia Stieffatre)