HOTREC, l'association européenne des hôtels, restaurants et cafés, s'inquiète du paquet législatif sur les stages de qualité proposé fin mars (EUROPE 13375/14), selon une position publiée mercredi 26 juin.
« Depuis le début de la pandémie, le secteur de l'hôtellerie et de la restauration est confronté à des déficits de compétences (ce qui était déjà le cas) et à des pénuries de main-d'œuvre. (...) Mais la formulation de la directive proposée et la révision de la recommandation du Conseil n'aideront pas le secteur », explique HOTREC.
S’agissant de la directive, « le type de stage visé n'est pas clair ». Dans les pays « où il existe des stages ouverts au marché, le stagiaire est déjà protégé par le droit du travail national ou la négociation collective, puisqu'il s'agit d'une relation de travail. Une nouvelle législation n'est pas nécessaire ».
La directive ne devrait pas créer de nouvelle catégorie de travailleurs et les formalités administratives doivent être réduites et des délais raisonnables envisagés, notamment pour les PME.
HOTREC juge les définitions de stage et de stagiaire « pas cohérentes » et les accords de conventions collectives devraient « pouvoir déroger à la directive ».
Dans la recommandation, tous les stages ne devraient pas être inclus, la subsidiarité doit prévaloir. Et « la rémunération ne devrait pas être obligatoire », l'indemnisation étant une alternative équitable.
La Présidence hongroise du Conseil de l’UE a inscrit ce ‘paquet’ à l’ordre du jour du Conseil ‘Emploi et Affaires sociales’ des 2 et 3 décembre avec une orientation générale sur la directive et une adoption de la recommandation.
Lien vers la position d'HOTREC : https://aeur.eu/f/cu0 (Solenn Paulic)