Les chefs d'État ou de gouvernement des pays de l'Union européenne n'auront abordé que quelques minutes le sujet de la compétitivité économique, jeudi 27 juin, alors que le sommet devait initialement faire la part belle à ce thème.
Le Conseil européen s'est contenté de rappeler l'importance du sujet et d'appeler à l'accélération des travaux sur les mesures déjà identifiées. À défaut de donner des directions plus précises, les participants à la réunion ont voulu maintenir en tout cas une certaine attention sur le sujet au sein de toutes les institutions (EUROPE 13340/7).
« Il est vraiment crucial, alors que nous entrons dans un nouveau cycle, que nous nous assurions que l'accent soit mis sur des choses comme la compétitivité, le marché intérieur, et de nous assurer que celui-ci fonctionne pour les PME, pour les entreprises irlandaises et les agriculteurs irlandais », a déclaré le Premier ministre d'Irlande, Simon Harris, à son arrivée au sommet.
La suite des travaux passe, en grande partie, par l'approfondissement de l'Union des marchés de capitaux (UMC) réclamée par le Conseil européen en avril dernier. Sur ce sujet, le président du Conseil européen, Charles Michel, a espéré « des progrès d'ici la fin de l'année » et que la Présidence hongroise du Conseil de l'UE du deuxième semestre travaillera d'arrache-pied sur ce dossier.
De son côté, le chancelier allemand, Olaf Scholz, a regretté que l'agenda stratégique adopté par les Vintg-sept, jeudi 27 juin, ne comporte pas d'éléments plus ambitieux sur la compétitivité et l'UMC.
Voir les conclusions du Conseil européen : https://aeur.eu/f/cva (Léa Marchal avec la rédaction)