Le Conseil européen devrait, jeudi 27 juin, exprimer sa vive préoccupation face aux récents développements en Géorgie, notamment la loi sur la transparence de l’influence étrangère.
« Le Conseil européen appelle les autorités géorgiennes à clarifier leurs intentions en revenant sur la ligne de conduite actuelle, qui met en péril la voie de la Géorgie vers l'Union européenne et stoppe de fait le processus d'adhésion », devraient prévenir les dirigeants européens, selon un projet de conclusions daté du 25 juin obtenu par Agence Europe.
Selon une source européenne, l'objectif est d'envoyer un message fort selon lequel, si la tendance continue, la voie européenne peut être inversée.
Lundi, à l’issue du Conseil des Affaires étrangères, le Haut Représentant de l'UE, Josep Borrell, avait menacé les autorités géorgiennes de mesures (EUROPE 13438/5). Les dirigeants pourraient discuter la nature de ces mesures mais, selon plusieurs sources, certains pays souhaiteraient attendre avant d’agir.
Le Conseil européen devrait aussi appeler à la fin des « actes croissants d'intimidation, de menaces et d'agressions physiques » contre des représentants de la société civile, des dirigeants politiques, des militants de la société civile et des journalistes en Géorgie. « Le respect des valeurs et des principes sur lesquels l'UE est fondée est essentiel pour tout pays aspirant à en devenir membre », rappelle le projet de conclusions.
Les Vingt-sept devraient également appeler Tbilissi à veiller à ce que les élections parlementaires programmées cet automne soient libres et équitables.
Voir le projet de conclusions du Conseil européen: https://aeur.eu/f/ctk (Camille-Cerise Gessant avec la rédaction)