Le porte-parole du Service européen pour l'action extérieure (SEAE), Peter Stano, a regretté, mercredi 15 mai dans la soirée, l'échec des négociations entre les parties serbe et kosovare sur l’interdiction décidée par Pristina des transactions en dinars serbes au Kosovo, faute de volonté politique de parvenir à un compromis (EUROPE 13385/6).
Durant les sept sessions de négociations, les parties sont certes parvenues à rapprocher leurs positions relatives aux flux financiers en approuvant « la création d'une nouvelle entité commerciale de droit kosovar qui serait chargée de distribuer temporairement l'aide financière provenant de Serbie », a indiqué le porte-parole du SEAE dans un communiqué. Néanmoins, a ajouté M. Stano, elles n'ont pas été en mesure d'approuver une proposition de compromis soumise par l'Union européenne sur des éléments clés tels que « l'ampleur des activités de la nouvelle entité, ses bénéficiaires et l'assistance financière de la Serbie aux entités publiques serbes situées au Kosovo ».
D'après le SEAE, l'échec des négociations aura des répercussions négatives sur la vie quotidienne des Serbes du Kosovo.
Depuis février, l'euro est la seule monnaie officielle autorisée dans les zones du Kosovo où la population est majoritairement serbe. Cette décision oblige une partie des Serbes du Kosovo à traverser la frontière pour toucher leur salaire ou des aides versées en dinars par l'État serbe, qui consacre annuellement environ 120 millions d'euros de son budget au Kosovo, selon l'AFP. (Mathieu Bion)