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Bulletin Quotidien Europe N° 13411
POLITIQUES SECTORIELLES / Migration

Quinze États membres demandent à la Commission européenne d'examiner de nouvelles solutions pour prévenir les arrivées de migrants dans l'UE

Quinze États membres emmenés par le Danemark ont écrit à la Commission européenne, mercredi 15 mai dans la soirée, pour lui demander de nouvelles solutions pour prévenir la migration irrégulière vers l’UE, y compris un ajustement du concept de 'pays tiers sûr' afin de pouvoir procéder à des transferts de demandeurs d’asile vers des pays tiers où ils disposeraient d’une alternative solide.

Cette lettre, qui s'adresse surtout à la prochaine Commission, a été envoyée deux jours après l’adoption définitive du ‘Pacte Asile et migration’ et du ‘Paquet Asile’ (EUROPE 13409/16).

Afin de réduire la pression globale sur notre gestion des migrations, il est important que les États membres aient la possibilité de transférer les demandeurs d'asile pour lesquels une alternative sûre dans un pays tiers est disponible vers ces pays, écrivent ainsi les ministres compétents du Danemark, de l’Italie, de l’Autriche, des Pays-Bas, de la Grèce, de Malte, de Chypre, de la Pologne, de la Lituanie, de la Lettonie, de l’Estonie, de la Bulgarie, de la Finlande, de la République tchèque et de la Roumanie.

Par conséquent, l'application de la notion de 'pays tiers sûr' ne doit pas être considérée comme un obstacle à l'intégration des demandeurs d'asile.

Les ministres « partagent la conviction que l'UE doit continuer à œuvrer à la création d'un régime d'asile plus juste, plus humain, plus durable et plus efficace dans le monde entier, visant à prévenir et à traiter la migration irrégulière à la racine et le long des routes migratoires, tout en offrant une protection et un abri adéquats à ceux qui en ont besoin et en favorisant le retour et la réintégration. Malheureusement, nous sommes loin de cet objectif », écrivent-ils en préambule.

« Les défis actuels concernant le système d'asile et de migration de l'UE, y compris une forte augmentation des arrivées irrégulières, ne sont pas viables. Notre responsabilité centrale et notre engagement sont de maintenir la stabilité et la cohésion sociale et d'éviter de risquer une polarisation des sociétés européennes et une perte d'unité dans la famille des États membres de l'UE ».

Les pays situés le long des routes migratoires jouent un rôle indispensable en accueillant un grand nombre de réfugiés, ajoutent les ministres, qui proposent que l’UE et ses États membres continuent de nouer des « partenariats égaux, constructifs et larges avec des pays clés, en particulier le long des routes migratoires, en passant de la gestion des migrations irrégulières en Europe à l'aide aux réfugiés et aux communautés d'accueil dans les régions d'origine ».

Différentes idées pour optimiser ces partenariats devraient être explorées, y compris des modèles inspirés par la déclaration UE-Turquie et le protocole d'accord UE-Tunisie ainsi que la coopération sur les parcours réguliers conformément à la législation nationale et aux besoins du marché du travail national.

Ces pays suggèrent aussi de créer dans les pays tiers des centres « de retours » de personnes en situation irrégulière dans l’UE, où les personnes renvoyées pourraient être transférées en attendant leur expulsion définitive.

Cela passerait éventuellement par une révision de la directive sur le retour.

Interrogée à ce sujet, la Commission a dit, jeudi 16 mai, avoir « besoin de temps » pour étudier cette lettre.

Lien vers la lettre : https://aeur.eu/f/c88 (Solenn Paulic)

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