Le président du Conseil européen, Charles Michel, a souligné, mercredi 15 mai dans la soirée, son « plein soutien pour continuer à aider les Géorgiens à œuvrer en faveur d'un avenir européen, notamment en les aidant à trouver le meilleur moyen de répondre aux préoccupations légitimes de toutes les parties ».
Plus tôt dans la journée, il s’était entretenu par téléphone avec la présidente géorgienne, Salomé Zourabichvili, puis le Premier ministre géorgien, Irakli Kobakhidzé, avec qui il a discuté des voies possibles pour répondre aux préoccupations de la population concernant la loi sur la 'transparence de l'influence étrangère' (EUROPE 13410/10).
Selon une source européenne, M. Michel a souligné le rôle particulier que joue Mme Zourabichvili pour réduire la polarisation dans le pays, la remerciant pour tous ses efforts à cette fin. Par ailleurs, il a encouragé M. Kobakhidzé à poursuivre son engagement à trouver des moyens de sortir des turbulences politiques.
« Il appartient au peuple géorgien de déterminer son avenir. Un leadership politique courageux peut y parvenir », aurait souligné le président Michel, prévenant que la Géorgie ne devrait pas risquer son avenir européen pour des gains politiques à court terme de quelque acteur que ce soit.
Selon cette source, l’UE et M. Michel sont étroitement impliqués dans la recherche de la meilleure solution possible et dans le soutien à l'avenir européen de la Géorgie. Elle a annoncé que le président du Conseil européen allait maintenant consulter les États membres de l’UE sur la « manière de relever les défis en suspens ».
De leur côté, le président de la commission des affaires étrangères du Parlement européen, David McAllister (PPE, allemand), la présidente de la délégation pour les relations avec le Caucase du Sud, Marina Kaljurand (S&D, estonienne), et le rapporteur permanent du PE sur la Géorgie, Sven Mikser (S&D, estonien), ont appelé, mercredi dans la soirée, le Conseil et la Commission européenne à reconsidérer les relations entre l'UE et la Géorgie, « y compris (le) soutien politique et financier au pays ».
Ils ont également demandé à la Commission de fournir une évaluation orale immédiate sur l’impact de la loi sur le processus d’adhésion de la Géorgie à l’UE, comme l'avaient demandé 12 ministres des Affaires étrangères le 10 mai (EUROPE 13408/31). (Camille-Cerise Gessant)