La Commission européenne a rappelé, jeudi 16 mai, que les Pays-Bas « ont voté en faveur du ‘Pacte Asile et migration’ » et qu’aucune « clause d’opt-out n’est prévue pour les Pays-Bas ».
Par ailleurs, tous les États membres ont l’obligation de prendre en charge les personnes ayant demandé la protection internationale, a-t-elle rappelé.
La Commission réagissait à l’annonce faite le même jour par Geert Wilders, le leader du PVV néerlandais, que les quatre partis prochainement au pouvoir réclameront une dérogation sur l’application des politiques d’asile et de migration.
Les quatre formations en pourparlers depuis la fin de l’année 2023, à savoir le PVV de Geert Wilders, le VVD de Mark Rutte, le NSC de Peter Omzight ou le BBB de Caroline van der Plas, ont en effet trouvé un accord de gouvernement le 15 mai au soir et cet accord prévoit de durcir les politiques d’asile.
Il stipule que « des dispositions concrètes seront prises pour aller vers des règles les plus strictes jamais adoptées en matière d'asile et un paquet de mesures le plus large jamais pris pour contrôler les migrations », a rapporté l’AFP.
Les signataires écrivent aussi qu'ils transmettront le plus tôt possible à la Commission européenne une demande pour pouvoir déroger à la politique européenne d'asile.
Les personnes sans permis de résidence valide seront expulsées par la force, si nécessaire, ajoute l'accord. Un Premier ministre doit désormais être nommé et le prochain gouvernement néerlandais pourrait entrer en vigueur à la mi-juin. Une éventuelle demande formelle d'opt-out sera alors envoyée par ce nouveau gouvernement. (Solenn Paulic)