Moins de 1% des entreprises communiquent systématiquement sur les principales incidences négatives sur l'environnement, a révélé le CDP, une organisation qui publie des données sur l'impact environnemental des plus grandes entreprises, dans une étude publiée mercredi 6 mars.
Ces chiffres indiquent qu'il existe des lacunes dans l'évaluation globale des impacts négatifs par les entreprises.
« Les institutions financières ont besoin dès maintenant de données complètes et de haute qualité pour prendre des décisions éclairées et satisfaire aux exigences de déclaration obligatoire », a rappelé Sue Armstrong-Brown, directrice du leadership éclairé au CDP, dans un communiqué. Les dernières conclusions du CDP « mettent en évidence les menaces qui pèsent sur les entreprises qui négligent les évaluations holistiques et la divulgation des impacts environnementaux », a-t-elle déploré.
Les normes européennes de reporting durable (ESRS) sont entrées en vigueur pour les grandes entreprises en janvier 2024 (EUROPE 13359/17). Le CDP appelle ainsi les entreprises à donner la priorité à la publication d'indicateurs pertinents pour elles, identifiés grâce à des évaluations approfondies de la matérialité, et à adopter des objectifs scientifiques pour le climat et la nature.
Il demande aussi aux décideurs politiques et aux régulateurs financiers de résoudre le problème de la disponibilité des données par la mise en œuvre d'exigences de publication obligatoire de haute qualité.
Lire le rapport du CDP (en anglais) : https://aeur.eu/f/b64 (Anne Damiani)