Le vice-président du groupe S&D pour les affaires étrangères au Parlement européen, le Portugais Pedro Marques, a espéré, jeudi 22 février, que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui brigue un nouveau mandat à la même charge dans le cadre des élections européennes de juin, ne « reviendra pas sur certains points ou ne ralentira pas » le rythme du 'Green Deal' européen lors de la campagne.
« [Mme von der Leyen] est aussi une candidate du 'Parti populaire européen', et nous allons regarder les incohérences. Va-t-elle continuer de se battre pour le ‘Green Deal’ comme elle l’a fait ou va-t-elle être un frein au 'Green Deal' ? Cela va-t-il changer avec les élections ? Cela fait partie des questions de cette campagne », a déclaré M. Marques.
« Il s’agit d’une bataille pour le 'Green Deal', pas pour savoir qui va gagner entre Manfred Weber et elle », a-t-il complété.
En outre, le vice-président du S&D a aussi rappelé qu’une attention particulière serait portée aux « flirts du PPE avec les conservateurs et l’extrême droite » alors que le président du groupe chrétien-démocrate, Manfred Weber, n’a pas totalement fermé la porte à une main tendue à certaines formations du groupe CRE lors des élections (EUROPE 13329/29).
Interrogée sur la question d’une potentielle alliance avec les souverainistes et les eurosceptiques, unis sous la bannière des conservateurs européens, l’actuelle Présidente de la Commission européenne avait répondu, mercredi 21 février, qu’elle travaillerait « avec les partis pro-européens, pro-OTAN, pro-Ukraine, avec les défenseurs de nos valeurs démocratiques », précisant que le groupe des conservateurs européens pourrait évoluer et différer de sa configuration actuelle après les élections (EUROPE 13354/4). (Thomas Mangin)