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Bulletin Quotidien Europe N° 13356
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ACTION EXTÉRIEURE / Russie

Des opposants politiques appellent l’UE à faire plus contre le régime de Poutine

Le chef de cabinet d’Alexeï Navalny à l'Anti-Corruption Foundation, Leonid Volkov, la femme de Vladimir Kara-Murza, directrice du plaidoyer à la Free Russia Foundation, Evgenia Kara-Murza, et le vice-président de cette fondation, Vladimir Milov, ont appelé l’Union européenne, jeudi 22 février, à prendre davantage de mesures à l’encontre du régime russe de Vladimir Poutine.

« Toute inaction, toutes non-représailles, toute absence de réaction à la suite du meurtre de Navalny sera considérée par Poutine comme un aveu de faiblesse, c’est donc l’action qui est indispensable », a souligné M. Milov lors d’une audition devant la commission des affaires étrangères du PE, la sous-commission des droits de l’homme et la délégation du PE pour les relations avec la Russie.

Tout comme Leonid Volkov, il a plaidé pour des sanctions à l’encontre de proches de Poutine, listés par Navalny. Le document compterait plus de 6 000 noms. Ces gens sont « la véritable colonne vertébrale de Poutine », a expliqué M. Volkov, estimant qu’il fallait s’attaquer aux « amis de Poutine » et saisir leurs avoirs.

Mme Kara-Murza, dont le mari est en prison, a appelé à soutenir les prisonniers politiques russes et biélorusses. Selon Memorial, il y aurait au bas mot 700 prisonniers politiques en Russie. Il y en a 1 500 en Biélorussie. « Il faut répondre de façon plus responsable à la crise politique et à la prise d’otage de ces prisonniers politiques (...). Faites ce que vous pouvez pour les sauver pour que demain ils puissent reconstruire ces pays en démocratie », a-t-elle plaidé.

Des milliers de personnes en Russie « attendent la solidarité du monde libre, et en particulier de l’Europe. Ces Russes ne veulent pas la dictature, l’oppression et la guerre. Nous espérons que les paroles de solidarité vont se transformer en quelque chose de concret », a souligné M. Milov.

Mme Kara-Murza a rappelé que M. Poutine était recherché par la Cour pénale internationale et qu’il n’était pas « un partenaire sur la scène internationale ». Pour M. Milov, il ne faut pas que le monde libre reconnaisse M. Poutine en tant que président de la Russie encore 5 ans, après sa réélection certaine en mars.

Lors de l'audition, plusieurs députés européens ont apporté leur soutien aux oppositions russes, aux militants des droits de l'homme et aux médias indépendants, ont appelé à des sanctions supplémentaires à l'encontre des responsables de la situation en Russie et la reddition des comptes. Ils ont aussi appelé à renforcer le soutien militaire de l'UE à l'Ukraine. 

Le Parlement européen recevra, mercredi 28 février en plénière, l'épouse d'Alexeï Navalny, Ioulia Navalnaya, puis débattra avec des représentants de la Commission européenne et du Conseil du meurtre de M. Navalny et de « la nécessité d’une action de l’UE en faveur de prisonniers politiques et de la société civile opprimée en Russie ». Une résolution à ce sujet sera mise aux voix jeudi. (Camille-Cerise Gessant)

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