Le satellite ERS-2 a achevé, mercredi 21 février vers 18h17, sa rentrée atmosphérique au-dessus de l'océan Pacifique Nord, entre l’Alaska et Hawaii, dans des zones non habitées, a annoncé l’Agence spatiale européenne (ESA) mercredi dans la soirée.
Ce satellite, lancé le 21 avril 1995 et qui pesait un peu plus de 2 tonnes, a vu ses opérations arrêtées en 2011. L’ESA a décidé de désorbiter le satellite, qui a collecté une multitude de données sur les surfaces terrestres, les océans et les calottes polaires et a été utilisé pour surveiller les catastrophes naturelles, pour atténuer la prolifération des débris spatiaux. Il y a actuellement 35 000 débris de plus de 10cm en orbite autour de la terre.
ERS-2 a subi une série de 66 manœuvres de désorbitation en juillet et août 2011, ce qui a épuisé le carburant restant. Son altitude a été abaissée de 785 km à environ 573 km afin de réduire considérablement le risque de collision avec d'autres satellites ou débris spatiaux et de garantir que l'orbite du satellite se désintégrerait suffisamment rapidement pour qu'il réintègre l'atmosphère dans les 15 années suivantes.
Depuis, l’altitude du satellite n’a cessé de diminuer et le 21 février, ERS-2 a atteint l’altitude critique d’environ 80 km à laquelle la traînée atmosphérique est si forte que le satellite a commencé à se briser en morceaux. Aucun dommage matériel n’a été signalé à la suite de cette réintégration.
Feu vert à deux nouveaux petits satellites
Par ailleurs, le Conseil du programme d'observation de la Terre de l'ESA a donné, mardi 20 février, son feu vert au développement de deux nouveaux petits satellites Scout : NanoMagSat et Tango. NanoMagSat mesurera le champ magnétique terrestre pour aider à évaluer les risques météorologiques spatiaux et poursuivra la mission Swarm actuelle de l’ESA. Tango mesurera les émissions de gaz à effet de serre dues à l'activité humaine et complète la prochaine mission Copernicus de surveillance du dioxyde de carbone et la mission Sentinel-5.
Les Scouts sont de petits satellites qui apportent une valeur scientifique ajoutée soit en miniaturisant les technologies spatiales existantes, soit en démontrant de nouvelles techniques d'observation.
Une mission Scout doit coûter moins de 35 millions d'euros et être développée dans un délai de trois ans, du coup d'envoi au lancement. (Camille-Cerise Gessant)