Le Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC) a adressé, lundi 6 novembre, une lettre au commissaire européen à la Concurrence, Didier Reynders, afin d'insister pour que la Commission européenne ne cède pas à ce que l’ONG identifie comme des pressions pour assouplir ou diluer la mise en œuvre des règles européennes de contrôle des concentrations.
Le BEUC se dit alarmé de la hausse des fusions dans de nombreux secteurs, des opérations d'acquisition qui peuvent se traduire en augmentation des niveaux de prix ainsi qu'en une diminution du choix offert aux consommateurs et une diminution de l'innovation.
En particulier, les membres de l'association se disent préoccupés par les appels du secteur des télécommunications à assouplir les règles européennes de contrôle des concentrations. Le BEUC estime que la concurrence entre fournisseurs de services de télécommunications constitue la meilleure incitation à investir dans les infrastructures.
L’association européenne de défense des consommateurs souhaite notamment que la Commission poursuive des théories du préjudice (theories of harm) qui prennent en compte la réalité des marchés de consommation plutôt que ce qu’elle nomme d’hypothétiques modèles qui correspondent aux récits des titulaires.
Enfin, le BEUC souhaite que la Commission continue à mettre en œuvre les règles de concurrence, non seulement sur les marchés des plateformes numériques, mais également sur des marchés plus traditionnels, comme les télécommunications, les compagnies aériennes et les produits d'épicerie.
Lien vers la lettre : https://aeur.eu/f/9ed (Émilie Vanderhulst)