Alors que les représentants des pays méditerranéens se réunissent de lundi 6 à vendredi 10 novembre à Split en Croatie pour la 46e session annuelle de la commission générale des pêches pour la Méditerranée (CGPM), des ONG ont réclamé, lundi 6 novembre, l'adoption d'un système de mesures correctives qui permettrait à la CGPM de punir la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) et les cas de non-conformité dans sa région.
Ce système, qui existe déjà dans d'autres organisations régionales de gestion des pêches, permettrait à la CGPM de prendre des mesures à l'encontre des pays qui ne respectent pas les réglementations en matière de pêche.
Plusieurs organisations de la Med Sea Alliance (MSA), dont Oceana et ClientEarth, affirment que la création d'un tel mécanisme de conformité serait utile pour sauvegarder la biodiversité de la Méditerranée, assurer la reconstitution des stocks de poissons et serait ainsi bénéfique pour les communautés qui dépendent des ressources marines.
« À l'heure actuelle, la CGPM ne peut pas agir lorsque les pays ne respectent pas systématiquement ses exigences, par exemple en matière de contrôle de la flotte ou de déclaration des activités de pêche. Or, avec un tel système en place, la CGPM pourrait appliquer des mesures telles que la suspension des autorisations de pêche ou l'obligation de renforcer les contrôles », explique Helena Álvarez, d’Oceana. (Lionel Changeur)