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Bulletin Quotidien Europe N° 13269
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / Bce

Des économistes analysent les risques que le changement climatique fait peser sur la stabilité des prix en zone euro

La Banque centrale européenne (BCE) a fait paraître dans son Bulletin de recherche, mardi 10 octobre, une note de trois de ses économistes - Matteo Ciccarelli, Friderike Kuik et Catalina Martínez Hernández - basée sur l'un de leurs articles.

Ces économistes ont étudié l’impact du changement climatique sur la stabilité des prix, en se concentrant sur l'impact des températures moyennes mensuelles plus élevées.

Ces données ont une importance pour les réflexions sur la politique monétaire de la BCE, la stabilité des prix relevant du mandat primaire de la BCE.

Les auteurs ont analysé l'impact des chocs de température sur l'inflation, en prenant en compte les quatre plus grandes économies de la zone euro (l'Allemagne, l'Espagne, la France et l'Italie), les principaux agrégats d'inflation et les différences entre les saisons de l'année.

Ils soulignent que ces dernières années, les températures ont souvent dépassé la moyenne historique.

En été, les auteurs notent des mouvements asymétriques et hétérogènes de l'inflation globale en zone euro.

Les auteurs ont constaté que, lorsque les chocs de température se produisent en été, les hausses de température ont un impact sur l'inflation des produits alimentaires non transformés, et ce dans les quatre économies.

Ces effets sont plus sensibles et persistants en France, en Italie et en Espagne qu'en Allemagne, peut-être en raison de la baisse de la productivité agricole, de la productivité du travail et de l'offre de denrées alimentaires fraîches.

Lorsque les chocs de température surviennent en hiver ou au printemps, les économistes soulignent que l’effet est moindre et peut même entraîner une baisse de l’inflation.

Concernant les produits transformés, des températures estivales plus élevées entraînent également une augmentation de l'inflation en France et en Espagne, mais avec un certain décalage dans le temps.

L’inflation de base réagit elle aussi aux chocs de température, mais cette réaction est, sans surprise, plus faible que celle de l'inflation des produits alimentaires non transformés.

Le changement climatique risque donc d'exacerber la volatilité et l'hétérogénéité de l'inflation.

Plus d'informations : https://aeur.eu/f/8zp ; https://aeur.eu/f/8zq (Émilie Vanderhulst)

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