A la suite de la requête de plus de 130 eurodéputés et élus américains (EUROPE 13187/9) pour le retrait du Sultan Al-Jaber de la présidence de la Conférence des parties sur le climat (COP28), la Commission européenne s’est positionnée, mercredi 24 mai dans la soirée.
Selon un porte-parole de l'institution de l'UE, « les nominations sont approuvées par toutes les parties lors de la COP » et, afin de garantir « la plus grande ambition possible », la Commission continuera de travailler de manière « constructive » avec la présidence de la COP28, qui lui rendra visite début juin.
« Nous leur demanderons des comptes et nous n'hésiterons pas à exprimer nos préoccupations, en public ou en privé, quant à l'orientation des négociations », nous a par ailleurs assuré cette source proche du dossier. « Cette lettre montre que les décideurs politiques du monde entier attendent beaucoup des progrès de la COP28 », a-t-il ajouté.
« Chaque partie et chaque présidence a la responsabilité de limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré Celsius. Nous notons que le Dr Sultan Al-Jaber a déclaré que 'maintenir les 1,5 est une priorité absolue' pour la COP28 et nous le prenons au mot », a souligné le porte-parole.
Et de conclure: « L'action climatique est une responsabilité mondiale (...), chaque pays et chaque secteur de l'économie doit jouer un rôle dans la réduction des émissions ». (Nithya Paquiry)