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Bulletin Quotidien Europe N° 13180
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ACTION EXTÉRIEURE / Affaires ÉtrangÈres

Invasion russe de l’Ukraine et relations avec la Chine au menu du Gymnich

Les ministres des Affaires étrangères se retrouvent vendredi 12 mai à Stockholm en réunion informelle (Gymnich) pour discuter de l’invasion russe de l’Ukraine et des relations de l’UE avec la Chine.

Comme à chacune de leurs rencontres depuis février 2022, les ministres discuteront de l’invasion russe de l’Ukraine. Ils pourraient discuter du soutien militaire à l’Ukraine alors que la Commission vient de présenter l’'Acte de soutien pour la production de munitions' (EUROPE 12174/1) et que les Ukrainiens appellent à recevoir ces munitions de manière urgente et la fourniture d'équipements modernes.

Jeudi 11 mai, lors du 'Sommet européen de la défense et la sécurité', le Haut Représentant de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, a appelé les Européens à fournir plus de munitions et de missiles à Kiev. D'après lui, 400 000 munitions ont déjà été envoyées en Ukraine depuis le début de la guerre.

Selon M. Borrell, le report de la grande contre-offensive, annoncé par le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, est sans doute dû au fait que l'Ukraine a besoin de plus de préparation, plus d'armes et de rassembler plus de capacités. « C'est nous qui devons en fournir », a-t-il souligné, rappelant par ailleurs que le montant de l'aide militaire des Européens à l'Ukraine s'élevait désormais à 16 milliards d'euros. La mission PSDC de l'UE a également déjà formé 17 000 soldats.

« La Russie a déjà perdu la guerre, l'Ukraine ne l'a pas encore gagnée », a estimé M. Borrell, expliquant que la Russie subissait une défaite militaire et qu'il fallait continuer à aider Kiev. 

Les chefs des diplomaties européennes pourraient aussi se pencher sur le 11e paquet de sanctions à l’encontre de la Russie, en cours de discussion au niveau des ambassadeurs. Ce paquet porte principalement sur la lutte contre le contournement des sanctions (EUROPE 13177/13).

La reddition des comptes pourrait également être abordée. Mardi 9 mai, à Kiev, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait apporté son soutien à la création d'un tribunal spécialisé dans le crime d'agression, ajoutant que l’UE mettait en place un « Centre international pour la poursuite du crime d'agression contre l'Ukraine » au sein de l'équipe commune d'enquête sur l'Ukraine afin de collecter, stocker et analyser toutes les preuves liées au crime d'agression, en vue d'éventuels procès.

Les États membres, eux, sont divisés au sujet de la forme que devrait prendre le tribunal jugeant les responsables de crimes de guerre, entre un tribunal international – souhaité par l’Ukraine – ou un tribunal institutionnalisé qui serait un tribunal ukrainien avec des experts, des juges et des procureurs internationaux.

Le Gymnich pourrait aussi se pencher sur le processus d’adhésion de l’Ukraine à l’UE. Le 9 mai, M. Zelensky a appelé à l’ouverture des négociations d’adhésion (EUROPE 13178/18). Si la Commission doit faire, en juin, un rapport oral sur les progrès de l’Ukraine, le rapport formel, pouvant ouvrir la voie à une décision, ne sera publié qu’à l’automne.

Redéfinir les relations avec la Chine

Également à l’ordre du jour de la réunion ministérielle, les relations bilatérales avec la Chine seront abordées dans l’après-midi. La priorité pour la Présidence suédoise est de rester unis et de favoriser la solidarité entre les États membres ainsi que de trouver un équilibre stratégique avec un partenaire qui se développe sur la scène économique mondiale, sans compromettre les relations commerciales avec celui-ci. 

Interrogé sur la question lors du 'Sommet européen de la défense et de la sécurité' de jeudi 11 mai, Josep Borrell, a indiqué que les échanges prévus lors de la réunion informelle porteraient sur la manière d’envisager « une redéfinition de nos relations avec la Chine », qu'il considère à la fois comme un concurrent et un partenaire sur le plan commercial.

« Chaque jour, nous échangeons avec la Chine pour 2,7 milliards de dollars de biens et de services. C'est un partenaire très important. Nous avons trop d’interconnexions, donc il est impensable d’envisager un découplement », a-t-il expliqué. 

Les ministres des Affaires étrangères se pencheront donc sur cette relation complexe, et évoqueront également la situation à Taïwan, sans pour autant que des conclusions soient adoptées concernant la sécurité et la défense de l’île. (Camille-Cerise Gessant et Pauline Denys)

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