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Bulletin Quotidien Europe N° 13179
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Agriculture

Le PE espère des solutions à long terme au problème de l'afflux de céréales ukrainiennes

Les eurodéputés ont réclamé, mercredi 10 mai à Strasbourg, des mesures plus ambitieuses pour régler le problème des exportations de céréales en provenance d'Ukraine, qui perturbent le marché dans les pays de l'UE limitrophes.

La Présidence suédoise du Conseil, représentée par Jessika Roswall, a estimé que les mesures préventives et temporaires convenues avec les cinq États membres de l'UE situés en première ligne, qui ont été adoptées le 2 mai, « ont une grande portée ». Elles devraient, selon elle, soulager les agriculteurs des pays voisins de l'Ukraine. La Présidence suédoise « continue de surveiller la situation et est prête à prendre d'autres mesures ».

Janusz Wojciechowski, le commissaire européen à l’Agriculture, a rappelé qu’en 2022, les importations ukrainiennes ont augmenté pour atteindre 12 millions de tonnes de maïs et plus de 2,8 millions de tonnes de blé. Cette augmentation a affecté le marché de cinq pays de la ligne de front, à savoir la Pologne, la Roumanie, la Hongrie, la Bulgarie et la Slovaquie. Il a rappelé les aides prévues (100 millions d’euros, sans compter les 56 millions déjà accordés) et les mesures préventives temporaires « conformément à la clause de sauvegarde incluse dans le règlement sur les mesures commerciales autonomes » (interdiction d’acheter dans les 5 pays le blé, le maïs, le colza et les graines de tournesol d’Ukraine).

Norbert Lins (PPE, allemand) aurait souhaité que la Commission trouvât des « solutions à long terme » au problème, pour garantir le bon fonctionnement du marché intérieur. Il a notamment conseillé de nommer un envoyé spécial de l’UE pour surveiller les flux de produits agricoles ukrainiens, une idée soutenue aussi par le groupe Renew Europe.

Herbert Dorfmann (PPE, italien) a reproché à la Commission d'avoir « légalisé » les mesures d'interdiction décrétées par la Pologne et d'autres.

Marek Belka (S&D, polonais) a plaidé pour une solution européenne au problème. Les importations sur le marché européen en provenance d'Ukraine sont importantes pour l'Espagne, a rappelé Clara Aguilera (S&D, espagnole).

Les mesures prises par la Commission ne sont « pas suffisantes », a estimé Dacian Cioloș (Renew Europe, roumain), qui a suggéré des « actions rapides » pour faire en sorte que les céréales arrivent bien à destination dans les pays tiers (EUROPE 13178/19).

Markéta Gregorová (Verts/ALE, tchèque) a dénoncé les actions unilatérales de certains pays de l’UE « basées sur de simples gains politiques, sapant ainsi notre solidarité européenne ». Elle aurait souhaité des solutions structurelles, plutôt que temporaires.

Pour Kateřina Konečná (La Gauche, tchèque), « cela fait un an que nous observons l'incapacité de la Commission européenne à garantir une question aussi triviale que le contrôle des importations de céréales en provenance d'Ukraine, qui étaient destinées à transiter vers des pays extérieurs à l'Union européenne et qui, bien sûr, se sont retrouvées sur notre marché ». Cinq pays ont négocié des interdictions d'importation et des compensations, « mais vous autorisez à nouveau les importations dans l'UE, de sorte que le problème persistera », selon son pronostic. (Lionel Changeur)

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