La commission du développement régional (REGI) du Parlement européen s’est penchée, mardi 28 février, sur les défis et réussites du programme Interreg en présence de la Commission européenne.
Pour 2021-2027, 84 des 86 programmes Interreg sont déjà « opérationnels », s’est félicité un représentant de la Commission. Malgré les retards et les doutes soulevés par Pascal Arimont (PPE, belge), il a assuré que les simplifications introduites permettront une mise en œuvre rapide.
Par ailleurs, la Commission a défendu le « potentiel unique [des programmes Interreg] pour faciliter l’élargissement », s’agissant d’une introduction au fonctionnement des politiques de l’UE pour les pays candidats tels que la Moldavie, l’Ukraine ou les Balkans occidentaux.
Le représentant a toutefois reconnu qu’Interreg se heurte encore à des défis tels que les besoins importants en capacités administratives pour les programmes dans des régions reculées ou aux frontières extérieures, les barrières « légales et administratives » dans le quotidien des citoyens, ainsi qu’une coopération des marchés du travail à perfectionner.
En outre, l’interruption des programmes avec la Russie et la Biélorussie a mis les régions européennes impliquées dans ces programmes en difficulté. Bronis Ropė (Verts/ALE, lituanien) a ainsi appelé la Commission à « chercher des solutions alternatives pour remplacer ces projets en utilisant un mécanisme de coopération à distance [ou] en remplaçant les partenaires par la Moldavie ou l'Ukraine ».
La Commission a rappelé que les États membres ont été autorisés à terminer les projets « de leur côté des frontières » et que des solutions supplémentaires « basées sur l'idée que l'argent de la coopération doit aller à la coopération » restent en discussion.
Enfin, le représentant a salué la proposition du PE de relancer les négociations sur le mécanisme transfrontalier européen (ECBM) (EUROPE 13022/5) et s’est dit déterminé, au nom de son institution, à le faire adopter « avant la fin de cette Commission ». Ce mécanisme, martèle l’institution, contribuerait à réduire les barrières légales et administratives auxquelles les citoyens sont confrontés, en particulier dans les régions frontalières. (Hélène Seynaeve)