La commissaire européenne à la Santé et à la Sécurité alimentaire, Stella Kyriakides, était invitée, mardi 28 février, à un événement organisé au Parlement européen par Tomislav Sokol (PPE, croate) autour du futur 'Espace européen de données de santé' (EHDS).
La commissaire estime que la transition numérique est plus lente dans le secteur des soins de santé que dans les autres secteurs.
Elle a pointé les disparités entre États membres, qui peuvent entraîner des inégalités en matière de santé, les difficultés des patients pour accéder à leurs données et pour exercer leurs droits sur l'utilisation de ces données.
Pour Mme Kyriakides, malgré des initiatives de coopération entre certains États (pour partager les prescriptions électroniques, par exemple), le potentiel des données de santé n’est pas pleinement exploité.
La commissaire a souhaité rassurer et a affirmé que l'EHDS ne visait pas à imposer une approche unique ni à créer une base de données centralisée au niveau européen. Elle a indiqué que l'objectif de la proposition pour un EHDS était « d'introduire des normes communes qui permettent aux États membres de numériser de la manière qui leur convient le mieux ». « L'EHDS créera un cadre juridique solide pour l'utilisation des données de santé », a affirmé la commissaire.
Selon elle, l’EHDS permettra aux citoyens et aux innovateurs d'accéder plus facilement à leurs données de santé et de mieux les contrôler. (Émilie Vanderhulst)