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Bulletin Quotidien Europe N° 13089
INSTITUTIONNEL / Corruption

L’eurodéputée Michèle Rivasi suggère des mesures pour éviter les problèmes de corruption

L’eurodéputée Michèle Rivasi (Verts/ALE, française) a proposé, mardi 20 décembre, une série de mesures pour éviter de nouveaux scandales comme celui de la corruption présumée en lien avec le Qatar.

Cette affaire « n’est pas seulement une affaire gravissime qui jette le discrédit sur le Parlement européen. C’est aussi une affaire qui démontre la nécessite d’établir un contrôle adéquat au sein du PE et, plus largement, dans nos institutions européennes », estime-t-elle.

En ce qui concerne le PE, les travaux législatifs en cours liés au Qatar ont été suspendus, de même que les badges d’accès qataris. Le PE va mettre en place une vice-présidence dédiée à l’intégrité et à la lutte anticorruption, étendre le registre de transparence aux représentants des pays tiers et mettre en place une commission d’enquête parlementaire sur l’influence des lobbies et des pays tiers, rappelle-t-elle.

« Mais le Parlement va devoir mener des réformes plus profondes », selon l’eurodéputée, comme « renforcer nos règles du contrôle interne et réviser le code de conduite des eurodéputés quant à leurs emplois en dehors du PE et à leurs déclarations d’intérêts financiers ».

Mme Rivasi réclame des règles communes protégeant réellement les lanceurs d’alerte et un renforcement des moyens et de l’indépendance de l’Office européen de lutte antifraude (OLAF) et du Parquet européen.

« Sanctionnons sévèrement, avec des retenues sur salaire par exemple, les manquements aux déclarations d’intérêts des élus, des hauts fonctionnaires et des experts nommés par les États membres », explique Mme Rivasi.

Elle prône un « véritable » organe d’éthique, indépendant et doté de pouvoir d’enquête de sanction, couvrant PE, Conseil et Commission. Cette dernière a proposé un organe éthique consultatif, mais « dépourvu de tout pouvoir de contrôle ou contraignant », regrette l’eurodéputée.

Elle s’interroge sur la compatibilité des activités commerciales d'Heiko von der Leyen, le mari de la présidente de la Commission. La firme de biotechnologie Orgenesis, dont il est le directeur scientifique, aurait touché des fonds de l'UE. (Lionel Changeur)

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