Les députés des principaux groupes politiques du Parlement européen ont appelé, mercredi 9 novembre, à l’adoption de sanctions supplémentaires européennes à l’encontre du régime iranien.
Lors d’un débat convoqué en urgence, les représentants du PPE, David Lega (suédois), du S&D, Pedro Marques (portugais), ou encore des Verts/ALE, Hannah Neumann (allemande), ont appelé à des sanctions à l’encontre des parlementaires iraniens qui ont voté en faveur de l’application de la peine de mort contre les manifestants pacifiques qui ont été arrêtés. « Nous parlons de plus de 1 400 personnes, nous devons agir pour qu’elles soient sauvées, que le pays soit libre et démocratique », a souligné M. Lega.
Hannah Neumann, tout comme Hermann Tertsch (CRE, espagnol), a demandé que le Corps des gardiens de la révolution islamique soit qualifié d’organisation terroriste.
Pour Renew Europe, Bart Groothuis (néerlandais) a également appelé à l’interdiction de l’exportation des biens à double usage vers l’Iran et à faire en sorte d’envoyer « les criminels de guerre » iraniens à la Cour pénale internationale. Özlem Demirel (La Gauche, allemande) a elle aussi appelé à des sanctions contre le régime iranien.
Les ministres des Affaires étrangères devraient se pencher, lundi 14 novembre, sur la situation dans le pays et « étudieront différentes options, y compris des mesures restrictives », a précisé le président exécutif de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis, lors du débat.
Plus tôt dans l’après-midi, le président du Conseil européen, Charles Michel, avait annoncé que les États membres continuaient de travailler pour mettre en œuvre des sanctions additionnelles. « Il est essentiel qu'avec force et, je l'espère, avec une large majorité, les responsables de l'Union européenne soient mobilisés à la fois pour condamner avec la plus grande force les répressions contre des manifestants pacifistes et pour souligner et saluer le courage extraordinaire de ces femmes, de ces jeunes filles », avait-il ajouté. (Camille-Cerise Gessant)