La Commission européenne a demandé, mercredi 9 novembre, « le débarquement immédiat, dans le lieu de sécurité le plus proche, de toutes les personnes secourues et se trouvant à bord de l'Ocean Viking », le bateau de l’ONG SOS Méditerranée, a-t-elle indiqué dans un communiqué.
Alors que l’Italie a refusé de laisser débarquer les 234 migrants secourus en mer par l’Ocean Viking il y a déjà plus de deux semaines, SOS Méditerranée a décidé, le 9 novembre, de faire route vers la France, mais les deux pays se sont rejeté la responsabilité de cette situation.
Paris a ainsi accusé Rome de ne pas respecter le droit européen et international alors que l’Italie est l’endroit sûr le plus proche pour débarquer ces personnes et bénéficie du « mécanisme européen de solidarité financière », a dit le porte-parole du gouvernement français, Olivier Véran.
« La situation à bord du navire a atteint un niveau critique et doit être traitée de toute urgence pour éviter une tragédie humanitaire », explique la Commission, qui rappelle « l'obligation légale de secourir et d'assurer la sécurité de la vie en mer, quelles que soient les circonstances qui conduisent les personnes à se trouver dans une situation de détresse ».
Elle rappelle aussi « le principe de coopération sincère et invite les États membres à collaborer pour assurer une réponse commune ».
Elle convoquera une réunion pour « poursuivre la recherche de solutions communes », a-t-elle encore annoncé. (Solenn Paulic)