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Bulletin Quotidien Europe N° 13057
POLITIQUES SECTORIELLES / Affaires intÉrieures

Logiciels espions, la commission d'enquête PEGA du PE repart de Grèce et de Chypre avec un bilan mitigé

Les dix eurodéputés membres de la commission d’enquête PEGA ont demandé aux gouvernements grec et chypriote, le 4 novembre, de mener des enquêtes plus approfondies sur les accusations d’écoutes de journalistes ou personnalités politiques au moyen de logiciels espions ainsi que de mettre au point des réformes améliorant la transparence dans les pratiques de mise sur écoute ; de telles pratiques doivent par ailleurs toujours être encadrées par une autorité judiciaire, ont-ils insisté.

Ces conclusions ont été livrées vendredi 4 novembre par Jeroen Lenaers (PPE, néerlandais) et Sophie in ’t Veld (Renew Europe, néerlandaise) à l’issue d’une mission de quatre jours dans ces deux pays.

Il convenait notamment de revenir sur le scandale déclenché en Grèce par les écoutes de journalistes ou personnalités politiques via le logiciel Predator, qui a fait l’objet d’une commission d’enquête du parlement grec. Les députés se sont notamment demandé si ces écoutes pouvaient servir les intérêts du gouvernement actuel dirigé par le Premier ministre, Kyriákos Mitsotákis.

Après leurs échanges avec le monde politique ou la société civile, les élus de PEGA n’ont toutefois pas trouvé de « preuves flagrantes de corruption ni le type de pratiques autoritaires dont nous avons été témoins en Pologne et qui se produiraient en Hongrie », a indiqué le Néerlandais. Mais « des efforts supplémentaires doivent être faits pour garantir la transparence. Toute allégation d'abus de surveillance doit faire l'objet d'une enquête approfondie et les garanties nécessaires doivent être mises en place », a déclaré le président de la commission PEGA.

À cet égard, « contrairement à d'autres pays, les gouvernements de Chypre et de la Grèce ont fait l'effort de coopérer activement avec la commission PEGA et ont répondu à nos questions », a ajouté l’élu du PPE.

Les députés ont aussi appris que les gouvernements grec et chypriote préparent des réformes pour améliorer la transparence et garantir un contrôle judiciaire approprié de l'utilisation de la surveillance.

Pour sa collègue de Renew Europe, les choses sont toutefois un peu moins positives. « Nous repartons avec peut-être plus de questions que nous en avions en arrivant », a déclaré l’élue, citant notamment les rapports inquiétants de journalistes ne se sentant pas en sécurité lorsqu'ils écrivent sur des sujets importants.

Malgré les annonces de réformes, la sécurité nationale « reste utilisée comme justification générale de l'abus de logiciels espions et de la surveillance. Et il semble que les sociétés de logiciels espions forment un réseau trouble de connexions qui peut également s'étendre aux autorités publiques », a ajouté la Néerlandaise. (Solenn Paulic)

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