La santé mentale des jeunes était déjà mise à mal avant la pandémie de Covid-19, mais la phase aiguë de cette pandémie les a affectés de manière disproportionnée.
Telle est la principale conclusion d'un rapport sur l’impact de la pandémie de Covid-19 sur la santé mentale des jeunes et les réponses politiques apportées par les États en Europe, publié lundi 10 octobre par la Commission européenne.
Plusieurs facteurs sont avancés pour expliquer cette asymétrie. Le facteur le plus déterminant semble être la perte d’emploi, les jeunes travailleurs étant les plus exposés à ce type de risque. L’arrêt des activités récréatives et la diminution des contacts sociaux sont également cités.
Parmi les jeunes, certains groupes sont plus susceptibles de voir leur santé mentale affectée, comme les jeunes qui présentent déjà des difficultés sur ce plan ou les jeunes LGBTQIA+.
Le rapport fait l’inventaire des mesures européennes et nationales mises en place (accès à des services de soins en santé mentale, attention portée aux groupes vulnérables), fournit des pistes et compile les bonnes pratiques pour l’avenir.
Il recommande par ailleurs de pérenniser les efforts mis en place durant la pandémie et de maintenir ouverts les canaux d'information initiés à l’occasion des confinements.
Lien vers le rapport : https://aeur.eu/f/3i9 (Émilie Vanderhulst)