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Bulletin Quotidien Europe N° 12990
Invasion Russe de l'Ukraine / Affaires intÉrieures

Les ministres de l'UE font le point avec leurs homologues ukrainien et moldave sur les menaces et les besoins en matière de sécurité intérieure

Les ministres de l’Intérieur de l’Union européenne, réunis lundi 11 juillet à Prague, ont discuté des conséquences de la guerre en Ukraine sur la sécurité intérieure dans l’UE, les groupes de criminalité organisée pouvant tenter de profiter de la situation et des 'frontières ouvertes' pour les réfugiés ukrainiens.

La principale menace concerne la traite d’êtres humains et le trafic d’armes, alors que, selon Europol, les réseaux criminels ont commencé à se développer et que des armes laissées par les Ukrainiens à la frontière de l’UE ont aussi pu être récupérées par des groupes criminels.

Le sujet a été discuté spécifiquement avec les ministres ukrainien, Denys Monastyrsky, et moldave, Ana Revenco. Il s’agissait d’ailleurs du premier déplacement à l’étranger du ministre ukrainien depuis le début de l'invasion russe de son pays, s’est félicité le ministre tchèque, Vít Rakušan, hôte de la réunion ministérielle informelle.

M. Monastyrsky a fait état des besoins de son pays pour reconstruire les forces de sécurité et de police et en équipement policier de manière générale. Il a lancé un appel à l’aide aux Européens pour rétablir la sécurité, a relaté le ministre tchèque. « On a aussi discuté des risques potentiels qu’il faut essayer d’anticiper », a-t-il ajouté, comme l’exploitation des êtres humains ou le travail forcé.

Fin juin, entre 20 et 25 cas d’exploitation d’êtres humains avaient été identifiés « dans 5 à 6 États membres », a expliqué la commissaire aux Affaires intérieures, Ylva Johansson.

Et si Europol ne dispose pas encore de chiffres concernant les trafics d’armes, l’agence européenne de coopération policière a rappelé, dans une note datée du 30 juin, que la guerre entre la Russie et l’Ukraine en 2014 avait déjà eu pour conséquences la 'volatilisation' de 300 000 armes légères et de petit calibre.

Ces volumes pourraient être amplifiés aujourd’hui, alors que les Occidentaux ont davantage livré d’armes à l’Ukraine.

Le trafic de drogues et d’explosifs est aussi une préoccupation des ministres, qui en parlent dans le cadre du réseau EMPACT (European Multidisciplinary Platform Against Criminal Threats).

Hub. Lundi, la Commission a d’ailleurs annoncé le lancement d’une plateforme de soutien à la sécurité intérieure et à la gestion des frontières en Moldavie, en coopération avec les agences de l'UE et les États membres.

Le 'hub' sera établi à Chișinău et coordonné par la délégation de l’UE en Moldavie. Il opérera dans six domaines prioritaires : le trafic d'armes à feu, le trafic de migrants, la traite des êtres humains, la prévention et la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme violent, la cybercriminalité et le trafic de drogue.

Des agents de police ou des experts en sécurité des États membres pourront aussi être déployés, ainsi que du personnel d’Europol ou de Frontex - qui coopère d’ailleurs déjà avec la Moldavie.

Lien vers la note : https://aeur.eu/f/2l4 (Solenn Paulic)

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