L’UE a condamné, lundi 6 juin, le massacre de fidèles perpétré la veille par des groupes armés dans une église catholique à Owo (État d’Ondo, Sud-Ouest du Nigeria).
« L’Union européenne est choquée par l’attaque armée (…) au cours de laquelle des dizaines de fidèles sans défense ont été tués et elle la condamne », a déclaré le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, dans une déclaration publiée au nom des Vingt-sept.
« Les attaques inacceptables perpétrées par des groupes armés non étatiques deviennent récurrentes dans diverses régions du Nigeria et la violence insensée s'est maintenant étendue à l'État d'Ondo, jusque-là paisible », déplore M. Borrell. Il assure de la solidarité de l’UE avec la population d’Ondo et souligne que « les responsables de cet acte ignoble doivent être rapidement traduits en justice ».
« L’UE reste déterminée à travailler avec les autorités nigérianes pour mettre un terme à cette spirale de la violence et trouver une solution durable », poursuit M. Borrell. Il insiste en particulier sur la protection des droits fondamentaux de l’ensemble de la population, « y compris le droit de culte et la liberté de religion ou de conviction ».
Le Parlement européen, pour sa part, a ajouté à son ordre du jour de mercredi 8 juin un échange avec la Commission européenne et le Conseil de l'UE sur le massacre de chrétiens au Nigeria. (Aminata Niang)