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Bulletin Quotidien Europe N° 12947
POLITIQUES SECTORIELLES / NumÉrique

Les États membres discutent des fonctionnalités et de la sécurité du futur portefeuille d'identification numérique de l'UE

Les membres du groupe de travail ‘Télécommunications’ du Conseil de l’UE ont discuté, jeudi 5 mai, de l’établissement d’un cadre européen relatif à une identité numérique (EUROPE 12933/6).

Dans le détail, les États membres ont tout d'abord été invités à aborder le rapport coûts-bénéfices et les différentes expériences d'utilisateurs connues à l’échelle nationale afin de déterminer si le portefeuille d’identification numérique doit contenir les fonctions d’identification électroniques propres ou s’il doit être considéré comme un ‘contenant’ pouvant accueillir les moyens d’identification déjà existants.

Outre les fonctionnalités à incorporer dans le portefeuille, les États membres ont également abordé la question du niveau de sécurité que doit délivrer le portefeuille d’identification numérique.

Sur ce point, certains États membres avaient apporté leur plein soutien à un niveau « élevé », essentiel, selon eux, pour garantir la sécurité et la confiance des utilisateurs, quand d’autres plaidaient en faveur d’un niveau de sécurité « substantiel », considérant qu’un niveau élevé risquerait de limiter l’usage du portefeuille aux détenteurs de smartphone de dernière génération et que les cas nécessitant un niveau élevé étaient peu nombreux.

Par ailleurs, les États membres ont aussi débattu de l’utilité des prestataires qualifiés d’attestations électroniques d’attributs, chargés de vérifier, à la demande de l’utilisateur, l’authenticité de l’origine des attributs.

Sur ce point, certains États membres se sont interrogés sur l’avantage que représenterait l’introduction de ce nouveau service de confiance, estimant que la valeur ajoutée qu’il représenterait pourrait s’avérer limitée.

Enfin, le futur règlement prévoit une obligation pour les États membres de mettre en place un identifiant unique et constant afin d’identifier l’utilisateur dans les cas où une identification est exigée.

Certains États membres ont pleinement soutenu cette disposition, estimant que l’identifiant unique et constant pourrait faciliter la fourniture de services publics en ligne.

D’autres, à l’inverse, ont avancé le fait qu’un tel identifiant pourrait être susceptible de faciliter le profilage et le suivi des citoyens dans le monde numérique, ce qui pourrait représenter un danger. (Thomas Mangin)

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