login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 12933
POLITIQUES SECTORIELLES / MarchÉ intÉrieur

Indications géographiques pour les biens artisanaux et industriels, les PME et les régions sont satisfaites des propositions de la Commission

La proposition de règlement pour protéger les indications géographiques des biens artisanaux et industriels a reçu un accueil positif parmi les PME et les régions, mercredi 13 avril.

Les PME attendaient cette proposition depuis plus de 20 ans, selon Luc Hendrickx, responsable des questions liées aux entreprises et à la compétitivité à SMEunited, contacté par EUROPE. Partant, l’annonce de cette initiative est une bonne chose en soi. 

Toutefois, la question de la définition des produits concernés par le règlement sera particulièrement délicate, a-t-il mis en garde. Ce qui importe pour les PME, c'est de disposer d'une définition à la fois assez large pour prendre en compte de nombreuses activités, mais sans l’être trop. « Il faut trouver des critères pour donner une protection efficace et surtout démontrer le lien avec le territoire ».

L’autre difficulté, selon lui, est d’avoir une définition qui permettra de suivre certaines évolutions technologiques et innovations dans la production des produits malgré tout. « Il faut parfois accepter certaines évolutions pour la production de produits artisanaux ».

Le Comité européen des régions a salué la proposition de la Commission européenne. « Un nouveau système de protection des indications géographiques industrielles et artisanales (IGI) à l'échelle de l'UE, inspiré du modèle utilisé avec succès pour les produits agricoles et alimentaires, serait bénéfique à la fois pour les artisans et les économies locales », peut-on lire dans un communiqué du CdR.

Pour les régions, l’initiative permettra, d’une part, de renforcer la compétitivité des producteurs en renforçant la réputation de leurs produits, et d'autre part, d’apporter plus de sécurité aux consommateurs, qui veulent plus de transparence quant à l’origine du produit et à son processus de fabrication.

En octobre dernier, le Comité avait d’ailleurs adopté un avis élaboré par Martine Pinville (PES, française), réclamant une nouvelle fois une telle initiative. La demande est ancienne. En 2015, le Comité avait déjà adopté un avis sur le sujet. (Pascal Hansens)

Sommaire

ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
POLITIQUES SECTORIELLES
SOCIAL
Invasion Russe de l'Ukraine
CONSEIL DE L'EUROPE
ACTION EXTÉRIEURE
BRÈVES