Une délégation de quatre députés européens, en visite en Tunisie du 11 au 13 avril, a « fortement encouragé », mercredi 13 avril, toutes les parties prenantes tunisiennes à s’engager dans un dialogue national véritablement inclusif pour faire face, de toute urgence, à la crise politique et économique.
« Nous encourageons de toute urgence les Tunisiens à s’engager dans un dialogue tuniso-tunisien global et structuré, incluant des représentants du gouvernement, des partis politiques, des syndicats, de la société civile et des organisations féministes, car cette crise (politique, NDLR) ne peut trouver de solution qu’avec leur pleine participation », a souligné le chef de la délégation, Michael Gahler (PPE, allemand), dans un communiqué.
À l’issue d’une rencontre avec la délégation composée de M. Gahler, de Javier Nart (Renew Europe, espagnol), de Jakop Dalunde (Verts/ALE, suédois) et d'Andrea Cozzolino (S&D, italien), le président tunisien, Kaïs Saïed, a expliqué que le dialogue national avait déjà commencé et s'appuierait sur les résultats de la consultation électronique afin de préparer l'organisation du référendum et la tenue d'élections législatives.
La délégation a rappelé que la légitimité politique du président et des élus du Parlement « émane, à titre égal, du peuple et de la constitution ». M. Gahler a également souligné l’importance de préserver l’indépendance de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE).
De plus, selon l'eurodéputé, « il y a un besoin urgent de réformes » en Tunisie. Il a encouragé un large éventail de propositions émanant de toutes les sphères de la société tunisienne dans ce processus. M. Gahler a promis que l’UE sera prête à offrir une assistance technique pour des efforts inclusifs et transparents en faveur de réformes politiques et économiques, y compris une assistance pour aider à évaluer les options de la réforme électorale. (Camille-Cerise Gessant)