Une coalition de 25 parties prenantes rassemblant des centres de réflexion (‘think tank’) tels que E3G et des représentants d’industries (WindEurope, SolarPower Europe…) ont publié une lettre ouverte, jeudi 10 mars, afin d’appeler le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne à ne pas élargir la directive européenne (2018/2001) sur les énergies renouvelables (RED II) au-delà des renouvelables.
Cette lettre intervient alors que le rapporteur du Parlement pour la révision de RED II, Markus Pieper (PPE, allemand), a proposé d’introduire l’hydrogène bas carbone dans le champ d’application de la directive (EUROPE 12891/5), s’attirant les foudres des groupes S&D, Renew Europe, Verts/ALE et La Gauche.
Pour les organisations signataires, seul l’hydrogène renouvelable (produit à partir d’électrolyseurs alimentés par de l’électricité issue des renouvelables) doit être inclus dans le champ d’application de RED II.
Elles soulignent également « les avantages de l’adoption d’objectifs contraignants ambitieux en matière d’hydrogène renouvelable et de carburants de synthèse dérivés dans des secteurs prioritaires tels que l’industrie et les transports, notamment l’aviation et le transport maritime ».
Selon elles, cela permettrait d’envoyer un signal fort au marché, d’accélérer l’investissement privé, de réduire le coût de la technologie grâce à un déploiement de masse et de soutenir le développement de la chaîne de valeur en amont, créant ainsi des emplois.
Voir la lettre : https://aeur.eu/f/qh (Damien Genicot)