Le ministre allemand de l'Agriculture, Cem Özdemir, a annoncé, vendredi 11 mars, qu’il allait autoriser la culture d'aliments pour animaux sur environ 1,2 million d'hectares de surfaces écologiques afin d'atténuer la hausse des prix des aliments pour animaux en raison des effets de la guerre en Ukraine déclenchée par la Russie.
Normalement, les plantes cultivées sur les jachères ou les cultures intermédiaires ne sont pas exploitées, mais doivent être labourées pour améliorer le sol.
Au niveau de l'UE, le ministre allemand Cem Özdemir va préconiser l’octroi d’exceptions à la règle en vigueur depuis 2022 selon laquelle les animaux de l'agriculture biologique ne peuvent être nourris qu'avec des aliments issus de l'agriculture biologique.
M. Özdemir refuse à ce stade de renoncer à l'obligation européenne de mettre en jachère 4% des terres arables à partir de 2023.
Lundi 14 mars, les experts du comité spécial agriculture (CSA) vont évoquer les mesures à prendre par la Commission européenne pour aider le secteur. (EUROPE 12907/6).
La Présidence française du Conseil de l’UE suggère d’utiliser les terres en jachère pour la production de protéagineux afin de garantir la sécurité alimentaire.
Par ailleurs, la Commission prépare des mesures de marché exceptionnelles, en premier lieu le dispositif d’aide au stockage privé pour la viande porcine, ces mesures devant être financées grâce au déblocage des fonds de la réserve de crise agricole d’un montant de 497,3 millions d'euros. (Lionel Changeur)