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Bulletin Quotidien Europe N° 12908
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PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Énergie

Le Parlement européen ne s’oppose pas à la cinquième liste des ‘projets d’intérêt commun’ de l’UE

Le Parlement européen a rejeté à une large majorité (177 voix pour, 497 contre et 22 abstentions), mercredi 9 mars, une motion d’objection à la cinquième liste des projets prioritaires d’infrastructures énergétiques transfrontalières de l’Union européenne, appelés ‘projets d’intérêt commun’ (PIC).

Le statut de PIC permet notamment à ces projets de bénéficier de procédures d’autorisation accélérées et de devenir éligibles à des financements européens dans le cadre du ‘Mécanisme pour l’interconnexion en Europe’ (MIE).

L’inclusion de projets gaziers dans la liste établie par la Commission européenne (EUROPE 12836/3) avait provoqué la colère de certains eurodéputés qui refusent d’accorder des fonds européens au gaz fossile (EUROPE 12831/11).

Certains avaient en particulier dénoncé la présence du projet de gazoduc Melita, visant à acheminer du gaz entre la Sicile et Malte, alors que Yorgen Fenech, un ancien membre du conseil d’administration de la société exploitant le gazoduc, Electrogas Malta Ltd, a été mis en examen pour l’assassinat de la journaliste maltaise Daphne Caruana Galizia, qui enquêtait sur des soupçons de corruption.

À l’initiative du groupe des Verts/ALE, la demande d’objection a reçu le soutien de l’ensemble des écologistes, de la quasi-totalité du groupe La Gauche, d’une quarantaine de membres de Renew Europe, mais de très peu d’eurodéputés des groupes S&D (19), PPE (4), Identité et Démocratie (1), CRE (1), ainsi que de quelques Non-inscrits (8). Un niveau insuffisant donc pour faire rejeter la liste.

Étant donné qu’il s’agit d’un acte délégué, le Parlement n’avait pas la possibilité de modifier la liste, mais seulement de s’y opposer.

Déplorant l’issue du vote, l’eurodéputée Marie Toussaint (Verts/ALE, française) a déclaré : « Il n’y a pas de place pour des investissements supplémentaires dans le gaz lorsque l’on s’attaque à la crise climatique. De plus, la guerre en Ukraine et la flambée actuelle des prix de l’énergie montrent que les investissements dans le gaz fossile augmentent la dépendance vis-à-vis des importations, les coûts pour les Européens et financent les conflits ». Voir le résultat du vote par appel nominal : https://aeur.eu/f/ok  (Damien Genicot)

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