Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNCHR) a salué, vendredi 4 mars, « la décision sans précédent prise par l’UE d'offrir une protection temporaire aux réfugiés fuyant l'Ukraine ».
« Cette décision signifie également que les États membres de l'UE peuvent offrir une protection temporaire aux ressortissants de pays tiers résidant légalement en Ukraine qui ne peuvent pas rentrer chez eux, ainsi qu'aux apatrides ».
L’ONG Oxfam, pour sa part, a parlé de « tournant ». « L'importance de ce moment pour l'Europe ne peut être sous-estimée. La proposition de la Commission offre une bouée de sauvetage directe aux personnes qui fuient le danger en Ukraine. Elle permettrait un mécanisme de solidarité qui demande à tous les pays de l'Union européenne de partager la responsabilité de leur accueil », ce qui a manqué en 2015, note l’ONG.
Au Parlement européen, les réactions ont été positives, mais le groupe des Verts/ALE s’est inquiété du fait que les gouvernements puissent leur accorder une autre protection.
« Octroyer la protection temporaire à un très grand nombre de personnes, y compris aux personnes ayant le statut de réfugié ou un statut équivalent en Ukraine, est évidemment la bonne décision. Il est toutefois regrettable que celle-ci n'oblige pas les États membres à accorder le statut de protection temporaire à d'autres ressortissants de pays tiers », ce qui entraîne « des droits et une protection variables », a commenté le Français Damien Carême. (Solenn Paulic)