Les droits de pêche de la flotte de l’UE doivent être mieux protégés après le retrait du Royaume-Uni de l’UE, ont réclamé, jeudi 3 mars, les députés de la commission de la pêche du Parlement européen.
Cette commission a adopté à l’unanimité (27 voix favorables) le projet de rapport de Manuel Pizarro (S&D, italien) sur l’avenir de la pêche dans la Manche, la mer du Nord, la mer d'Irlande et l'océan Atlantique après le retrait du Royaume-Uni de l'UE. Le vote en plénière aura lieu en avril.
Les eurodéputés déplorent le fait que l’accord de commerce et de coopération UE/Royaume-Uni se traduise par une réduction progressive de 25%, sur cinq ans et demi, de la part des possibilités de pêche de la flotte européenne dans les eaux britanniques. Ils s'inquiètent des mesures protectionnistes prises par le Royaume-Uni, qui limitent les licences de pêche pour les navires de l'UE dans les dépendances de la Couronne, et invitent le Royaume-Uni à s'abstenir de toute action controversée. Les députés souhaitent que la Commission envisage toutes les options pour garantir le respect des droits des navires de l'UE, y compris la limitation de l'accès du Royaume-Uni aux ports de l'UE ou les restrictions à l'importation de produits de la pêche.
Le projet de rapport indique que le Brexit a déstabilisé les relations entre les États côtiers de l'Atlantique Nord, entraînant la Norvège, l'Islande et les îles Féroé à prendre des décisions unilatérales qui ont un impact négatif sur les stocks de poissons et la flotte de pêche de l'UE, comme la perte par l'UE du quota de cabillaud du Svalbard.
Autre demande : que des membres du Parlement soient invités en tant qu'observateurs lorsque le comité spécialisé de la pêche (prévu par l'accord de commerce) se réunit. (Lionel Changeur)