login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 12896
CRISE RUSSO-UKRAINIENNE / Ukraine

Unanimes, les instances du Conseil de l’Europe condamnent la reconnaissance par la Russie des républiques autoproclamées de Donetsk et Lugansk

Dès hier soir, après l’intervention télévisée de Vladimir Poutine, la secrétaire générale du Conseil de l’Europe et le président de l’assemblée parlementaire ont publié chacun une déclaration condamnant la reconnaissance des « prétendues Républiques proclamées » de Donetsk et Lugansk par la Fédération de Russie.

Marija Pejčinović Burić et Tiny Kox y dénoncent la « violation unilatérale » des accords de Minsk et – tout comme Luigi Di Maio, ministre italien des Affaires étrangères et président du Comité des ministres du Conseil de l’Europe, dans une troisième déclaration publiée ce mardi - affirment leur « soutien indéfectible à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine à l’intérieur de ses frontières internationalement reconnues ».

Tous appellent à la poursuite du dialogue et à la recherche d’une voie diplomatique.

Tiny Kox précise que le sujet sera à l’ordre du jour de la réunion de la Commission permanente, le 11 mars prochain.

Celle-ci inclut les vice-présidents de l’Assemblée. Proposé à ce poste par sa délégation nationale lors de l’ouverture de la plénière de l'assemblée en janvier, le Russe Piotr Toltstoy a fait l’objet d’une remise en cause par la Lettone Krista Baumane. Intervention suivie d’un appel au vote au cours duquel le candidat n’a pas réuni la majorité des suffrages exprimés. Le siège de vice-président au titre de la Russie reste donc vacant.

Avaient été mises en cause par Mme Baumane plusieurs déclarations publiques où M. Tolstoy affichait notamment « un mépris total pour les valeurs du Conseil de l’Europe » et « remettait en cause l’intégrité territoriale du plusieurs États membres » de l’organisation.

Également contestés, les pouvoirs de la délégation russe avaient, quant à eux, été validés par un vote assorti d’une Résolution, où l’assemblée exhortait les autorités russes à rappeler « dès que possible ses troupes des frontières ukrainiennes et à stopper l’escalade de la tension militaire ».

Si l’on ajoute le rapport et la résolution très critiques adoptés également en janvier à propos de l’empoisonnement d’Alexeï Navalny, on mesure la persistance et la montée des tensions entre l’assemblée parlementaire et la Russie.

Une première crise avait éclaté en 2014 après l’annexion de la Crimée, suivie d’une suspension du droit de vote de la délégation russe. Celle-ci avait quitté Strasbourg dans la foulée pour n’y revenir qu’en 2019. La Fédération de Russie avait alors réglé l’ensemble de ses contributions au budget du Conseil de l’Europe (33 millions d’euros) qu’elle avait interrompues en 2017. Reste en suspens la question des intérêts sur arriérés. Toujours pas résolue à ce jour, elle devrait réapparaître dans les débats tendus qui s’annoncent. (Véronique Leblanc)

Sommaire

CRISE RUSSO-UKRAINIENNE
ACTION EXTÉRIEURE
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
POLITIQUES SECTORIELLES
DROITS FONDAMENTAUX - SOCIÉTÉ
RÉPONSE EUROPÉENNE À LA COVID-19
COUR DE JUSTICE DE L'UE
BRÈVES