Le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, et le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, ont indiqué, le 14 janvier, que les ministres de l'UE exprimaient leur solidarité envers la Lituanie dans son conflit avec la Chine. Ceux-ci ont participé à une réunion informelle des ministres des Affaires étrangères de l'UE à Brest le même jour et ont abordé ce sujet, parmi d'autres (voir autre nouvelle).
« Nous avons discuté de la manière dont on pourrait activement poursuivre l'apaisement dans cette crise [...] Il y a un besoin de rester vigilant et de voir comment les actions chinoises touchent nos intérêts », a déclaré M. Borrell à la presse.
À son arrivée à Brest, le 13 janvier, le ministre lituanien des Affaires étrangères, Gabrielius Landsbergis, avait appelé à une réponse européenne à ce conflit : « Nous pensons qu'il s'agit d'un problème européen, qui nécessite une solution européenne. Je suis prêt à informer mes collègues sur la situation dans laquelle nous sommes, ce à quoi nous faisons face, et à demander une solidarité européenne ».
M. Le Drian a fait référence à l'outil anti-coercition présenté par la Commission européenne en décembre (EUROPE 12849/1). Toutefois, cet instrument ne saurait être mobilisé dans les prochains mois avant la clôture du processus législatif et son adoption. L'UE dispose donc de peu de moyens d'action rapide et efficace.
Le commissaire européen au Commerce, Valdis Dombrovskis, a toutefois indiqué, le 10 janvier, que la Commission travaillait sur l'ouverture de consultations à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) sur ce dossier (EUROPE 12865/4).
Le président de la commission des Affaires étrangères du PE, David McAllister, également présent à Brest, a affirmé que « l'état actuel des relations n'est pas anodin. Il ne faut pas être naïf à ce propos ».
Par ailleurs, Josep Borrell a annoncé que le sommet UE-Chine aurait probablement lieu fin mars. (Léa Marchal avec Camille-Cerise Gessant)