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Bulletin Quotidien Europe N° 12869
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POLITIQUES SECTORIELLES / Climat

Révision des normes de CO2 des voitures, le projet de rapport de Jan Huitema reçoit un accueil mitigé au Parlement européen

Le projet de rapport de l’eurodéputé Jan Huitema (Renew Europe, néerlandais) concernant la révision des normes d'émission de CO2 des voitures et camionnettes neuves dans l’Union européenne n’a pas semblé convaincre ses collègues des autres groupes politiques du Parlement européen, jeudi 13 janvier, lors d’une réunion de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire (ENVI).

Les membres du PPE, en particulier, ont vivement critiqué le projet de texte, le jugeant trop ambitieux. Jens Gieseke, rapporteur fictif du groupe pour ce dossier, et Peter Liese, tous deux allemands, ont ainsi exprimé leur opposition à l’idée d’introduire un objectif pour 2027 et de renforcer les normes proposées par la Commission européenne pour 2025 et 2030 (EUROPE 12853/7).

Pour M. Liese, les propositions de M. Huitema entraîneraient « des pertes d’emplois dramatiques dans l’industrie automobile sans vraiment résoudre le problème environnemental », car « les gens continueront à utiliser leurs vieilles voitures polluantes » en raison d’infrastructures de recharge insuffisantes.

Même son de cloche du côté de Kateřina Konečná (tchèque) et Sylvia Limmer (allemande), rapporteurs fictifs pour La Gauche et Identité et Démocratie respectivement.

Les rapporteurs fictifs pour les groupes S&D et les Verts/ALE, Sara Cerdas (portugaise) et Bas Eickhout (néerlandais), ont en revanche salué le projet de rapport et l’idée d’introduire un objectif en 2027.

La Commission, de son côté, a souligné l’importance de « laisser suffisamment de temps aux constructeurs et aux fournisseurs pour s’adapter à la mise en œuvre de l’objectif renforcé de 2030 ».

Elle a en outre rappelé les raisons pour lesquelles elle ne souhaite pas comptabiliser les carburants renouvelables et à faible teneur en carbone dans les normes de CO2 : « ce type de carburants est nécessaire dans les secteurs qui sont difficiles à décarboner, notamment l’aviation et le maritime » et sont « très gourmands en énergie ». Aussi, « leur prise en compte dans les normes de CO2 créerait une incertitude dans la chaîne de valeur de l’industrie automobile, ce qui entraverait la transition vers des véhicules à zéro émission », a-t-elle ajouté. (Damien Genicot)

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