Le « Mécanisme national d’orientation » (MNO) destiné à mieux protéger les victimes de la traite des êtres humains a été lancé à Tunis par l’instance nationale de lutte contre la traite des personnes (INLCTP) dans le cadre d’une conférence régionale organisée ces mercredi et jeudi 15 et 16 décembre en partenariat avec l’Union européenne et le Conseil de l’Europe (« Programme Sud IV »).
Premier du genre au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (Région MENA), ce dispositif correspond à l’une des recommandations-clés de la « « Convention du Conseil de l’Europe sur la traite des êtres humains » et a bénéficié du soutien du Conseil de l’Europe et de l’UE (« Projet d’appui aux instances indépendantes en Tunisie (PAII-T) ». Il permet une meilleure détection et identification des victimes de la traite, une orientation vers les services adéquats ainsi qu’une protection adaptée à leurs besoins.
Le MNO s’adresse à tous les professionnels qui interviennent auprès des victimes, qu’ils soient agents gouvernementaux, membres des institutions publiques, de la société civile ou intervenants dans les médias.
En 2020, la Tunisie a enregistré 907 victimes de la traite sur son territoire, dont 52% d’enfants et 63,7% de femmes. 40,4% d’entre eux étaient d’origine étrangère, le pays étant situé sur une route migratoire. (Véronique Leblanc)