login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 12855
Sommaire Publication complète Par article 17 / 36
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Migration

Migrants à la frontière biélorusse, les eurodéputés réitèrent leurs inquiétudes quant aux mesures exceptionnelles dont bénéficient la Pologne, la Lituanie et la Lettonie

La proposition de la Commission de venir en aide à la Pologne, la Lituanie et la Lettonie pour gérer les migrants instrumentalisés par la Biélorussie a été largement contestée par le Parlement européen, mercredi 15 décembre (EUROPE 12844/1), les groupes de gauche jugeant, lors d’un débat, qu'elle mine le droit fondamental à l’asile quand d’autres forces comme le CRE estiment qu'elle conforte une nouvelle voie migratoire vers l’UE.

La proposition de décision du Conseil de l’UE mise sur la table des États membres le 1er décembre permet à ces trois pays de mettre en œuvre des mesures exceptionnelles, en adaptant ou dérogeant aux règles actuelles relatives à l’asile et à la gestion des migrations. Il leur est notamment permis de ne pas offrir les mêmes conditions d’accueil que celles qu’ils doivent fournir aux demandeurs d’asile ‘classiques’.

Mais le S&D, les Verts/ALE, La Gauche et, dans une moindre mesure, Renew Europe, ont redit tout le mal qu’ils pensent de ces dérogations qui reviennent, selon Tineke Strik (Verts/ALE, néerlandaise) à « légaliser les refoulements ». Pour Birgit Sippel (S&D, allemande), les mesures présentées comme « implacables » contre le régime biélorusse le sont en fait « contre les personnes qui ont besoin d’aide ». La Française Sylvie Guillaume, quant à elle, avait jugé dangereux, mardi, le fait que la Commission ait repris ces mesures dans sa révision de Schengen.

La Française Fabienne Keller (Renew Europe), de son côté, a rappelé que si l’UE est « attendue sur sa capacité de protéger ses frontières », elle l’est aussi « sur ses obligations humanitaires » et que ce régime de l’article 78.3 « ne saurait affaiblir les fondamentaux du droit d’asile ». Il faut ainsi permettre les entrées sur le territoire de l’UE de personnes toujours bloquées actuellement entre la Biélorussie et la Pologne.

La Pologne a dit très tôt son opposition à ces mesures jugées encore trop généreuses pour les migrants et plus aucune discussion au Conseil de l’UE n'est prévue pour 2021, a indiqué une source le 16 décembre. Le PE, quant à lui, est simplement consulté sur ce sujet. (Solenn Paulic)

Sommaire

CONSEIL EUROPÉEN
RÉPONSE EUROPÉENNE À LA COVID-19
SOCIAL - EMPLOI
ACTION EXTÉRIEURE
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
COUR DE JUSTICE DE L'UE
POLITIQUES SECTORIELLES
CONSEIL DE L'EUROPE
BRÈVES