Sauf au sein du PPE, les autres membres du Parlement européen ont réclamé, jeudi 16 décembre à Strasbourg, lors d'un débat en plénière, une interdiction à l’échelle européenne de la détention d'animaux sauvages dans les cirques.
Janez Lenarčič, le commissaire européen à la Gestion des crises, a estimé, lui, que ce n’était pas à l’UE de légiférer en la matière. 23 pays de l’UE ont déjà banni les animaux dans les cirques, a-t-il dit, en rappelant que des règles communautaires existent pour contrôler le déplacement des animaux de cirques et éviter le commerce illégal de ces animaux.
Une pétition signée par 1 million de citoyens de l'UE a demandé une telle interdiction européenne.
Or, pour Michaela Šojdrová (PPE, tchèque), « il n'est pas nécessaire de se lancer dès maintenant dans l'élaboration d'une législation visant à interdire l'utilisation d'animaux sauvages dans les cirques à l'échelle européenne ».
Jytte Guteland (S&D, suédoise) et Martin Hojsík (Renew Europe, slovaque), notamment, ont insisté sur les souffrances causées à ces animaux et le besoin de légiférer au niveau de l’UE contre la détention d’animaux sauvages dans les cirques.
« Les interdictions introduites au niveau national par certains États membres ne sont pas suffisantes tant qu'il reste des pays comme le mien, l'Italie, où il n'existe aucune restriction », a indiqué Eleonora Evi (Verts/ALE, italienne).
« Des lions qui sautent dans des cerceaux, des éléphants qui se tiennent sur leurs pattes arrière et des hippopotames assis sur un tabouret : il s'agit de comportements contre nature que nous enseignons aux animaux par des méthodes de dressage violentes », a dénoncé Anja Hazekamp (La Gauche, néerlandaise).
Niels Fuglsang (S&D, danois) a évoqué le bébé éléphant Dumbo, séparé de sa maman, et qui est déguisé en clown. 65% des Européens sont pour une telle interdiction, a-t-il dit. De plus, l'interdiction au niveau de l'UE permettrait d’éviter le commerce illégal d’animaux sauvages, a défendu M. Fuglsang. (Lionel Changeur)