Les ministres européens de la Santé ont fait un point, mardi 7 décembre, avec la commissaire à la Santé, Stella Kyriakides, et les directrices de l’Agence européenne des médicaments et du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), sur l’évolution de la pandémie de Covid-19 dans l’UE (EUROPE 12844/1, EUROPE 12843/2).
Les discussions ont notamment porté sur les restrictions sanitaires mises en place par les Vingt-sept – en particulier les restrictions concernant les arrivées dans l’UE –, sur les campagnes de vaccination et sur la période de validité du certificat numérique 'Covid'.
Sur ce dernier point, nombre de délégations se sont prononcées en faveur d’une extension de la période de validité de 6 à 9 mois, après que l’ensemble des doses de vaccins requises auront été reçues. Aucune décision formelle n’a toutefois été prise lors de cette réunion.
Les ministres n’ont pas non plus abordé la question de l’obligation vaccinale. Ils ont, en revanche, évoqué la problématique du développement et le déploiement de solutions thérapeutiques contre la Covid-19 dans l’UE.
La Commission « veille » également à ce que ces solutions soient disponibles à une large échelle, a assuré Mme Kyriakides, précisant que « même avec la vaccination, les gens continueront à tomber malades et devront être traités à domicile ou à l'hôpital ».
Pour l’heure, l’Agence européenne des médicaments (EMA) a recommandé l’autorisation de deux traitements (EUROPE 12831/27). Quatre autres candidats traitements, y compris l’antiviral oral développé par Merck (EUROPE 12836/20), pourraient obtenir le feu vert de l’Agence européenne des médicaments d’ici la fin de l’année, a indiqué Mme Kyriakides.
La commissaire a indiqué en conférence de presse avoir écrit aux ministres de la Santé la semaine dernière afin de les inciter à recourir à des contrats d’approvisionnement conjoints pour se procurer ces traitements. Plusieurs délégations ont confirmé, mardi, leur intérêt pour ces contrats conjoints. (Agathe Cherki)