Les négociateurs du Parlement européen et du Conseil de l’UE ont conclu un accord provisoire, dans la soirée de lundi 6 décembre, sur les modalités de l’Année européenne 2022, qui sera consacrée à la Jeunesse (EUROPE 12791/9).
Les attentes des deux institutions convergeant sur un certain nombre de points (EUROPE 12834/15), une seule réunion interinstitutionnelle ('trilogue') politique a suffi aux colégislateurs pour s'entendre.
La principale question qui restait à trancher était celle du budget (EUROPE 12842/24). Sur ce point, le Parlement et le Conseil sont finalement convenus de débloquer un minimum de 8 millions d’euros d’argent frais et de puiser, en complément, dans les budgets du programme Erasmus+ et du Corps européen de solidarité pour couvrir les coûts opérationnels de l'initiative.
Un considérant requérant que le financement de cette année européenne « ne nuise pas au financement de projets dans les programmes actuels » de l’UE a été ajouté au texte final, a confirmé à EUROPE une source institutionnelle.
Par ailleurs, le Parlement aurait souhaité que 2 millions d’euros puissent être mobilisés pour 2023 afin de soutenir les activités qui se poursuivront cette année-ci et « de créer un héritage durable pour l’Année européenne ». L’idée a été retenue. En revanche, aucun montant n’a été arrêté.
Les négociateurs ont simplement précisé qu’un « héritage durable » devrait être assuré au-delà de 2022 et que le financement de cet héritage « devrait être identifié » dans le cadre financier pluriannuel 2021-2027.
Mise en œuvre. L’Année européenne de la Jeunesse sera mise en œuvre dans les États membres sous la houlette de la Commission européenne, avec l'aide des autorités régionales, locales et de vingt-sept coordinateurs nationaux.
Elle se traduira par la tenue de conférences, d’événements, de campagnes d’information sur diverses thématiques liées à la jeunesse. Les colégislateurs comptent par ailleurs sur cette initiative pour promouvoir la participation des jeunes à l’élaboration des politiques et pour que les problématiques propres à la jeunesse soient, à l’avenir, prises en compte dans toutes les politiques de l’UE.
Le Parlement et le Conseil attendent en outre de la Commission qu’elle associe étroitement les jeunes au déploiement de l’initiative.
Suite de la procédure. Le texte mis au point lundi sera soumis à l’approbation des eurodéputés de la commission de la culture et de l’éducation (CULT) dès mercredi 8 décembre. Cela devrait permettre au Parlement européen dans son ensemble de se prononcer lors de la prochaine session plénière, organisée du 13 au 16 décembre.
Le Conseil devrait également donner son accord formel sous peu, afin que l’initiative puisse être officiellement lancée en janvier prochain.
Le programme complet des activités de l’Année européenne de la Jeunesse sera disponible à cette adresse : https://bit.ly/31BIFHB (Agathe Cherki)